Face aux risques d’une taxe et un marché en baisse, TotalEnergies rassure ses actionnaires
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HASNOOR HUSSAIN
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Malgré la baisse des prix du gaz et du pétrole, il est toujours très rentable d'investir dans les majors des hydrocarbures. C'est en tout cas le message que veut faire passer TotalEnergies, bien décidé à valoriser davantage son groupe et à séduire les Anglo-saxons, qui détiennent désormais plus de 50% du capital. Et ce, en dépensant toujours des sommes astronomiques en rachats d'actions - plus, d'ailleurs, que pour ses investissements dans les énergies renouvelables.
En effet, l'entreprise va racheter au total pour 8 milliards de dollars d'actions en 2024, a-t-on appris ce mercredi à l'occasion de la présentation de sa stratégie depuis New York, où le PDG Patrick Pouyanné envisage d'installer une cotation en Bourse en plus de Paris. Soit 5% du capital, avec un taux de retour des flux de trésorerie à l'actionnaire supérieur à 45%. Un niveau au-dessus, donc, de l'objectif annoncé de 40%.
TotalEnergies prévoit même de « poursuivre » cette mesure en 2025, en procédant à des rachats d'actions « à raison de 2 milliards de dollars par trimestre » si tant est que les « conditions de marchés » soient « raisonnables ». Pour générer du cash, la société compte d'ailleurs augmenter la production d'hydrocarbures : alors qu'elle tablait jusqu'ici sur une croissance des combustibles fossiles entre 2% et 3%, le cap a été fixé ce mercredi à plus de 3% dès 2025.
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Mais en quoi cette pratique de rachats d'action consiste-t-elle ? Concrètement, en acquérant ses propres titres puis en les détruisant, TotalEnergies permet d'en diminuer le nombre. Ce qui augmente mécaniquement la valeur boursière de chaque action restante. Une manière, donc, de choyer les investisseurs, qui bénéficient par là-même d'un dividende plus important.