Gaz : la consommation au plus bas en France, comme le niveau des stocks
Juliette Raynal
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

En 2024, la consommation de gaz en France a atteint 361 térawattheures. Un plus bas niveau depuis trente ans.
AAP
Juliette Raynal
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

En 2024, la consommation de gaz en France a atteint 361 térawattheures. Un plus bas niveau depuis trente ans.
AAP
Après avoir dégringolé de plus de 11 % l'an dernier, la consommation de gaz en France poursuit son repli pour atteindre un niveau observé il y a trente ans. En 2024, l'Hexagone n'a consommé que 361 térawattheures (TWh) de gaz naturel, contre 381 TWh en 2023, soit un recul de 5,5 %.
La consommation nationale s'établissait à 430 TWh en 2022, et même à 474 TWh en 2021. En trois ans, elle a ainsi dévissé de près de 24 %. Pour retrouver un niveau comparable, il faut remonter à 1996, lorsque le pays avait consommé quelque 368 TWh de gaz fossile pour des usages énergétiques.
La chute enregistrée en 2024 s'explique essentiellement par la consommation en gaz des centrales électriques, qui s'est écroulée à la faveur d'une production électrique bien meilleure pour le climat. Ces dernières « ont atteint un plus bas niveau [de consommation, NDLR] depuis dix ans avec un recul de 56 % par rapport à 2023 », a précisé ce mardi matin Sandrine Meunier, la directrice générale du gestionnaire NaTran (Ex GRTgaz), lors de la présentation du bilan du système gazier. Ces centrales fonctionnant au gaz, hors cogénération, ont consommé 16 TWh en 2024.
Si elles ont été si peu sollicitées l'année dernière, c'est parce que le parc nucléaire et les énergies renouvelables, barrages hydrauliques en tête, ont, pour leur part, enregistré une nette hausse par rapport à 2023 : +13 % pour les réacteurs atomiques et +12 % pour les énergies renouvelables.
À lire également
Les consommations de gaz du résidentiel, du tertiaire et de la petite industrie, regroupées dans la catégorie distribution publique, ont, de leur côté, poursuivit « une érosion tendancielle ». Sur ce segment, la consommation est en repli de 0,6 % par rapport à 2023.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Juliette Raynal
Dans le Médoc, l'arrachage des vignes laisse « un paysage de désolation »
Pollution industrielle : plus d’une entreprise bretonne sur deux investit pour réduire son impact
Réforme du marché du carbone européen : la grande revanche des industriels
Pourquoi les conditions climatiques extrêmes sont devenues la nouvelle « norme » en Europe