Hausse de la TVA sur l’électricité : la facture n’augmentera pas pour une grande majorité des Français
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Les très petits consommateurs seront les perdants de cette évolution.
Reuters
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Les très petits consommateurs seront les perdants de cette évolution.
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Signe que la nouvelle suscite des inquiétudes, la presse l'a abondamment relayée ces derniers jours : le vendredi 1er août, la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les abonnements à l'électricité et au gaz passera de 5,5 % à 20 % pour tous les Français, afin de se conformer au droit européen. De quoi renchérir massivement les factures ?
Pas en ce qui concerne l'électricité, rassurent les spécialistes. En effet, seuls les foyers consommant moins de 3 300 kilowattheures (kWh) par an subiront une augmentation de leurs mensualités, affirment les entreprises spécialisées Hello Watt et Selectra. Soit moins de 20 % du total des ménages, précise à La Tribune Maxime de La Raudière, directeur adjoint de Selectra. Surtout, pour ceux-là, l'impact restera limité à quelques euros par an, assure-t-il. A moins d'avoir une consommation quasi-nulle (dans le cas d'un logement inoccupé mais avec un compteur actif, par exemple), auquel cas la hausse pourrait atteindre jusqu'à 15 %.
Tous les autres profiteront d'une baisse (à l'exception des abonnements à prix fixe), même si là aussi très modeste. « En fait, si l'on prend un usager classique, ça ne va pas changer grand-chose », note Sylvain le Fahler, cofondateur d'Hello Watt. Dans le détail, pour une consommation de 4 400 kWh par an - soit la moyenne pour un foyer français - la facture passera de 1050 euros à 1046 euros, a calculé la Commission de régulation de l'énergie (Cre).
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Et pour cause, le gouvernement a décidé d'alléger, en contrepartie, une autre taxe indexée cette fois non pas sur l'abonnement mais sur la consommation : l'accise. Celle-ci passera de 33,70 euros par mégawattheure (MWh) à 29,98 euros/MWh. « L'idée est que l'évolution soit nulle au global », développe Sylvain le Fahler. Hasard du calendrier, le tarif d'utilisation du réseau public d'électricité (Turpe), un « péage » censé financer les investissements dans les réseaux, baissera lui aussi mécaniquement au 1er août de 1,92 %.