L’allemand Agrolab ouvre son premier laboratoire français en Normandie
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Le laboratoire d'Agrolab sera installé à Heudebouville, dans l'Eure, en bordure de l'autoroute A13.
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Le laboratoire d'Agrolab sera installé à Heudebouville, dans l'Eure, en bordure de l'autoroute A13.
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Spécialisé dans les services d'analyses environnementales, le groupe familial bavarois Agrolab fait figure de poids-lourd du testing en Europe. Crée il y a une quarantaine d'années, il emploie aujourd'hui 2 600 salariés dans une trentaine de succursales en Allemagne, Italie, Autriche, Pays-Bas, Espagne, Pologne et Danemark.
En France où il affirme représenter « environ 5 % des parts de marché », il n'était présent jusqu'ici qu'au travers d'une division commerciale, installée à Dijon. Plus pour très longtemps. Manifestement décidé à consolider ses positions de ce côté-ci du Rhin, il vient de lancer la construction en Normandie de ce qui sera son premier laboratoire dans l'Hexagone. « La France est un marché clé pour Agrolab », justifie son PDG, Paul Wimmer, dans un communiqué.
L'investissement se montera à plus de 10 millions d'euros. Objectif : réduire les délais d'acheminement et de traitement et, au passage, alléger l'empreinte carbone. « Auparavant, les échantillons de nos clients français étaient envoyés aux Pays-Bas. Dans quelques mois, le processus sera entièrement réalisé sur le territoire, généralement à J+1 », détaille sa porte- parole.
L'emplacement choisi ne doit rien au hasard. Installé à Heudebouville dans l'Eure, le centre spécialisé dans l'analyse des sols et des eaux (usées, superficielles ou souterraines) sera situé à portée de camion de la région parisienne et des complexes industriels de la basse Seine, une zone où les friches abondent et où les enjeux de dépollution sont forts.
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Le groupe allemand entend notamment y démontrer son expertise dans la mesure des perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS), ces molécules chimiques plus connues par le grand public sous le nom de polluants éternels. Un domaine de spécialité dans lequel Agrolab revendique avoir été « précurseur » avec, aujourd'hui, « plus de 100 composés analysés ». Sa cible ? Les bureaux d'études et de contrôles, les entreprises de travaux publics, les spécialistes de la dépollution, les industriels et les collectivités territoriales.
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