L’UE doit réduire de 90% ses émissions d’ici 2040, alerte le Danemark
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L'Union européenne (UE) doit réduire de 90% ses émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2040, a appelé ce mercredi le ministre danois du Climat.
RULA ROUHANA
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L'Union européenne (UE) doit réduire de 90% ses émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2040, a appelé ce mercredi le ministre danois du Climat.
RULA ROUHANA
En marge de la COP28 à Dubaï, l'Union européenne (UE) doit réduire de 90% ses émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2040, a appelé ce mercredi le ministre danois du Climat, dans un entretien accordé à l'agence de presse nationale Ritzau. « J'espère qu'avec notre annonce, nous pourrons inciter d'autres pays à atteindre des niveaux de réduction d'au moins 90% », a lancé Lars Aagaard.
En avril, les Vingt-Sept avaient entériné la décision de sabrer de 55%, par rapport à 1990, leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030. Un objectif insuffisant au regard de celui recommandé par le Conseil consultatif scientifique européen. Dans le détail, il préconise une réduction de 90 à 95% d'ici à 2040.
Bruxelles doit encore communiquer sur ses ambitions en début d'année prochaine.
Des annonces de la part du ministre Danois qui interviennent alors qu'une nouvelle version du texte en vue d'un accord final, normalement d'ici le 12 décembre, est attendue « probablement » mercredi dans la journée à Dubaï, alerte un observateur. Mais rien n'est jamais moins sûre quant à la question des énergies fossiles.
La situation est « très dynamique », résumait une négociatrice mardi soir, alors que les représentants de près de 200 pays ont débattu jusque très tard du nœud gordien du projet d'accord final : le sort du pétrole, du gaz et du charbon, principales causes du réchauffement climatique. Plusieurs options sont sur la table, notamment l'objectif d'une « sortie ordonnée et juste des énergies fossiles ». L'apparition de cette formulation préfigure un éventuel consensus qui fixerait un objectif universel tout en permettant un échéancier différent pour les pays selon leur degré de développement ou de dépendance aux hydrocarbures. L'Union Européenne défendait tout de même au début de la COP28 la sortie des énergies fossiles.
Mais cette option est en balance avec une possibilité plus radicale : ne rien décider sur les énergies fossiles, reflet de l'opposition à ce stade de l'Arabie saoudite et de la Chine, selon plusieurs observateurs qui assistent aux réunions à huis clos.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Pour le moment, le texte ne propose pas en l'état d'objectif à court terme pour les trois énergies fossiles alors que les experts du climat estiment qu'il faut réduire les émissions de 43% d'ici à 2030 par rapport à 2019 pour espérer tenir la limite de 1,5°C. Un sujet délicat alors que le mois de novembre 2023 a par ailleurs été 1,75°C plus chaud que la moyenne habituelle pour la période 1850-1900, qui correspond à l'ère pré-industrielle. 2023 serait alors l'année la plus chaude de l'histoire, d'après le programme européen Copernicus.
Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, ainsi que sortir des énergies fossiles, la majorité des nations souhaitent ainsi tripler leurs capacités d'énergies renouvelables. Une annonce préparée et soutenue par les pays du G20. Autre piste évoquée : le nucléaire. Samedi dernier, une vingtaine de pays ont également lancé un appel pour tripler les capacités de l'énergie nucléaire dans le monde d'ici 2050 par rapport à 2020, dont la France et des pays européens pro-nucléaires.
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Les ONG ont dénoncé le nombre record de lobbyistes des énergies fossiles à la COP28. La participation sans précédent des représentants du pétrole, du gaz et du charbon, plus de 2.400 personnes selon le décompte d'ONG, est proportionnelle à l'effort de l'industrie pour contrer les appels à sortir des énergies fossiles en s'affichant comme des partenaires de la transition énergétique.
De nombreuses ONG étaient déjà scandalisées que le président de la COP28, Sultan Al Jaber, soit également patron de la compagnie pétrolière émiratie, Adnoc. Il n'a jamais caché qu'il entendait faire participer pleinement l'industrie et les pays pétroliers, qu'il voit comme incontournables pour préparer le système énergétique de demain. Il a par ailleurs réaffirmé lundi qu'il respectait les préconisations scientifiques sur le changement climatique et qu'il appelait à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 43% d'ici à 2030, répondant à ses détracteurs au 5e jour de la conférence.
(Avec AFP)
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