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ClimatEnergie & Environnement

La facture moyenne du gaz va augmenter de 11,7% entre les deux tours des législatives

latribune.fr

Publié le 01 juillet 2024 à 06:21 - Mis à jour le 30 septembre 2025 à 20:48

Après un répit de plusieurs mois, la facture moyenne annuelle de gaz grimpe de 124 euros, passant de 1.060 euros en juin à 1.184 euros au 1er juillet.

Après un répit de plusieurs mois, la facture moyenne annuelle de gaz grimpe de 124 euros, passant de 1.060 euros en juin à 1.184 euros au 1er juillet.

Reuters

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18 juillet 2026

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Le sujet a enflammé les législatives : à partir de ce lundi, le prix moyen du gaz augmente de 11,7% pour des millions de Français, principalement à cause de la revalorisation des coûts d'entretien du réseau gazier.

Un malheureux hasard du calendrier pour la majorité présidentielle. Après un répit de plusieurs mois, la facture moyenne annuelle de gaz grimpe de 124 euros, passant de 1.060 euros en juin à 1.184 euros au 1er juillet. Cette hausse est annoncée depuis des mois mais sa mise en œuvre vient percuter le scrutin des élections législatives, largement marqué par la question du pouvoir d'achat.

Selon la Commission de régulation de l'énergie (CRE), gendarme du secteur, le « prix repère moyen » du kWh, qui avait tendance à baisser ces derniers mois, s'établira pour juillet à environ 13 centimes, une augmentation de 11,7% par rapport à l'indice de juin (environ 11 cts/kWh). Une hausse à relativiser selon la CRE : ce prix de juillet reste inférieur (-3,5%) à celui de janvier, qui avait acté la fin du bouclier tarifaire, ce mécanisme de subventionnement lancé fin 2021 pour protéger les ménages de hausses trop importantes pendant la crise énergétique, alimentée par la reprise post-Covid et la guerre en Ukraine.

Un «prix repère» qui est «indicatif»

En outre, ce « prix repère » est « indicatif » et les fournisseurs restent « libres » de la répercuter ou non, souligne la CRE. Il est possible de faire jouer la concurrence en se référant par exemple au comparateur en ligne du Médiateur de l'énergie. Selon ce dernier toutefois, « la grande majorité des consommateurs verra cette hausse répercutée sur leurs factures », soit la plupart des 10 millions de clients résidentiels raccordés à GRDF.

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Cette hausse est liée à un double phénomène : l'effet rebond des prix sur les marchés du gaz où s'approvisionnent les opérateurs et, surtout, en raison de la forte revalorisation pour 4 ans des coûts d'acheminement du gaz supportés par le gestionnaire du réseau de distribution GRDF. Ce « péage », facturé aux fournisseurs et comptant pour le tiers de la facture, doit être majoré face à l'augmentation des dépenses d'entretien et de modernisation des infrastructures gazières, tout en permettant l'intégration du gaz vert dans les tuyaux. Et ce, d'autant qu'il devient plus difficile de répartir ces coûts alors que le nombre d'abonnés au gaz baisse : -197.000 entre fin 2022 et fin 2023, selon la CRE.

RN et Nouveau Front populaire ont promis d'annuler cette hausse

La CRE avant annoncé la hausse de la facture de gaz dès février, avant d'en préciser les modalités le 10 juin, au lendemain des élections européennes et de la dissolution de l'Assemblée nationale. De quoi agiter les débats... Le RN a prévenu que sa première réforme s'il accède à Matignon serait d'annuler cette hausse, une mesure également prônée par le Nouveau Front populaire.

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Mais si le Code de commerce (article L410-2) permet de geler les prix pour six mois, il faut justifier de « circonstances exceptionnelles ». Les consommateurs ont donc sans doute tout intérêt à jouer la concurrence avec le comparateur en ligne du Médiateur de l'énergie, sans attendre la réalisation des promesses. Avec la hausse de juillet, « le conseil est: regardez bien les offres et faites jouer la concurrence », a ainsi indiqué mi-juin Emmanuelle Wargon. En cas d'offres incohérentes avec les conditions économiques, la CRE engagera des actions correctives qui pourront, selon les situations rencontrées, être de plusieurs natures : demande de correction, information des consommateurs ou encore saisine de l'Autorité de la concurrence ou de la DGCCRF.

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Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire s'est engagé quant à lui mi-juin à ce que la facture d'électricité des Français baisse de 10 à 15% en février 2025 grâce notamment à la production nucléaire, dénonçant la stratégie énergétique du Rassemblement national. Mais cette bonne nouvelle était attendue : « Il y a une telle baisse des prix de gros et surtout une année 2022 record qui ne rentre plus dans le calcul, que cela se traduira mécaniquement par une facture en baisse », expliquait récemment Nicolas Goldberg, expert en énergie au cabinet Colombus Consulting. Le gain pour le consommateur serait de « 200 euros de moins », a renchéri le Premier ministre Gabriel Attal, le 20 juin.

(Avec AFP)

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