Gaz : la fermeture d’un pipeline en Europe provoque l’envolée du cours
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Le gazoduc reliant la Norvège à l'Angleterre doit être réparé, selon l'opérateur norvégien Gassco.
Reuters
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Le gazoduc reliant la Norvège à l'Angleterre doit être réparé, selon l'opérateur norvégien Gassco.
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Un incident technique qui n'est pas sans conséquence. Après la fermeture d'un gazoduc reliant la Norvège au Royaume-Uni, le cours du gaz européen a bondi, lundi 3 juin, de plus de 10%. Car l'Europe, s'efforçant de réduire sa dépendance au gaz russe depuis le début de la guerre en Ukraine, est particulièrement tributaire de l'approvisionnement norvégien.
Dans le détail, ce lundi, vers 11h15 GMT (13h15 à Paris), le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne du gaz naturel, évoluait à 37,69 euros le mégawattheure (MWh), peu après avoir grimpé de plus de 13% et touché son plus haut niveau de l'année à 38,70 euros.
« Des réparations y sont nécessaires. En conséquence, Langeled a été fermé et cela a débouché à des réductions dans le système » de livraison du gaz, a-t-elle ajouté.
La réduction de volumes a porté sur 29,7 millions de m3 dimanche et devrait être de 56,7 millions de m3 ce lundi. « Il n'y a pas de livraisons à Easington (Angleterre) », a également précisé Randi Viksund, mais celles à St Fergus en Ecosse ne sont pas affectées.
Dans le sillage de la guerre en Ukraine, la Norvège est devenue le principal fournisseur de gaz naturel de l'Europe, le Vieux continent s'efforçant de réduire sa dépendance aux hydrocarbures russes. Des ruptures ou des réductions d'approvisionnement des principaux fournisseurs de gaz à l'Europe ont ainsi tendance à entraîner une forte volatilité des cours.
Le TTF évolue actuellement à son plus haut niveau depuis décembre 2023. Les cours restent cependant largement inférieurs aux records de prix qui avaient suivi l'invasion russe de l'Ukraine.
Mais, de son côté, la demande européenne de gaz a diminué de 20% depuis l'invasion russe, pointe le groupe de réflexion IEEFA (Institute for Energy Economics and Financial Analysis) dans un rapport publié fin février. Soit « son niveau le plus bas depuis dix ans », avec des réductions les plus fortes en Allemagne, et en Italie et, hors UE, au Royaume-Uni, précise le document.
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Fin novembre 2023, l'Agence internationale de l'énergie soulignait déjà que la crise ukrainienne avait « marqué un tournant » pour la consommation de gaz en Europe, qui « devrait encore baisser ». Les données de l'institut Bruegel l'avaient confirmé, en montrant que la demande de gaz en Europe avait plongé de 12% en 2022, puis de respectivement 18% et 20% au premier et au second semestre de 2023 par rapport à la période 2019-2021. Des ordres de grandeur semblables à ceux communiqués dès le 7 décembre par la Commission européenne dans son rapport trimestriel sur le marché du gaz.
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Le président russe Vladimir Poutine a annoncé, lundi 27 mai, une nette augmentation prochaine des livraisons de gaz russe en Ouzbékistan, lors d'une visite officielle dans ce pays d'Asie centrale proche de Moscou, qui envisage d'y construire des centrales nucléaires de faible puissance.
« Des travaux sont en cours (...) pour augmenter les volumes de pompage de gaz vers l'Ouzbékistan à 11 milliards de mètres cube l'an prochain », a déclaré le dirigeant russe lors d'une rencontre avec son homologue ouzbek Chavkat Mirzioïev à Tachkent, la capitale de l'Ouzbékistan.
Lancées à l'automne 2023, les livraisons de gaz russe à l'Ouzbékistan transitant par le Kazakhstan via le gazoduc « Asie centrale-centre » mis en service à l'époque soviétique, doivent atteindre 3,8 milliards de m3 en 2024 (contre 1,28 milliard de m3 en 2023) et grimper à 11 milliards en 2026.
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