Grâce à la taxe éolienne, une nouvelle ressource financière est accessible à la filière pêche. De fait, lorsque des parcs éoliens sont implantés dans les eaux territoriales, une partie de cette taxe est reversée, depuis 2023, au Comité national des pêches. Instaurée par un décret de janvier 2012, cette mesure a pour objectif de compenser les impacts des parcs situés à moins de 22 kilomètres des côtes et ainsi d'atténuer les réticences liées à l'implantation de ces géants des mers.
En 2024, la taxe acquittée par l'exploitant du parc éolien est de 19.890 euros par an par mégawatt d'éolien installé, soit 19,89 millions d'euros pour un parc de 1.000 mégawatts, selon le code général des impôts. Cette manne financière représente donc une « aubaine » pour le comité régional des pêches des Pays de la Loire qui voit baisser les cotisations professionnelles obligatoires due par les pêcheurs, sa principale source de revenus, en raison de l'érosion du nombre de professionnels.
D'après son président José Jouneau, le Corepem Pays de la Loire serait la première organisation professionnelle de pêche à avoir obtenu un premier versement, en novembre 2023, de 1,75 million d'euros. Cette somme correspondant à 20% de la redistribution de la taxe issue du parc offshore de Saint-Nazaire, mis en service fin 2022, sur le banc de Guérande (Loire-Atlantique). « C'est de l'argent public, son utilisation doit l'être aussi. Il nous appartient désormais de faire bon usage de cette taxe pour accompagner tout un secteur dans sa transition », poursuit José Jouneau lors d'un échange avec La Tribune.