« Si nous souhaitons reconstruire la filière nucléaire et répondre aux objectifs fixés par le président de la République, autour de 2035, de réouvrir des nouveaux réacteurs, il faut que nous ayons les outils de formation », alerte Sébastien Martin, président du Grand Chalon. C'est justement le rôle du centre d'expérimentation des techniques d'interventions sur les chaudières nucléaires (CETIC), à Chalon-sur-Saône, qui permet de poursuivre la montée en compétence des agents qui interviennent dans les centrales nucléaires. Chaque année, 1.500 stagiaires en formation et 2.500 intervenants viennent valider et qualifier des opérations de maintenance majeures pour les chaudières nucléaires. Le tout dans un environnement sécurisé, sans radioactivité.
A l'intérieur du bâtiment, à l'échelle 1, le cœur d'un réacteur de centrale nucléaire avec sa piscine de 22 mètres de profondeur.
« Entre 2012 et 2020, notre activité est montée en flèche », affirme Pierre-Alain Lhote, directeur du CETIC. Une activité qui a même triplé, en majorité pour répondre au programme industriel de rénovation et de modernisation des centrales nucléaires existantes, engagé en 2014, par EDF, baptisé le Grand Carénage. « C'est pourquoi nous avons décidé de créer une extension, car nous n'avions plus assez de place », explique Pierre-Alain Lhote. Coût de l'opération : 4,5 millions d'euros.