Pourquoi 2024 est décisive pour la relance du nucléaire français
Marine Godelier
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Au cœur de la centrale nucléaire de Flamanville 3.
© SÉBASTIEN SORIANO
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Au cœur de la centrale nucléaire de Flamanville 3.
© SÉBASTIEN SORIANO
2024, l'année de la mise en musique de la relance du nucléaire ? Annoncée par Emmanuel Macron en février 2022 lors de son fameux discours de Belfort, la renaissance de cette industrie devrait bientôt devenir réalité, espère le gouvernement. La Première ministre, Élisabeth Borne, l'a assuré : le projet de loi sur la souveraineté énergétique de la France, censé entériner la construction de six réacteurs EPR 2 (assortis de 8 en option) et la prolongation « autant que possible » du parc historique, sera l'un des tout premiers textes présentés au Parlement l'an prochain. Avec, néanmoins, un sacré décalage : à l'origine, son examen était prévu en juillet 2023...
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Qu'importe : l'heure n'est plus aux atermoiements, estime l'exécutif. Il peut d'ailleurs s'appuyer sur la très prochaine mise en service de l'EPR normand de Flamanville, attendue également en 2024... avec douze ans de retard et plus de vingt-cinq ans après le démarrage du dernier réacteur atomique français, à Civaux (Vienne). « Même si l'on n'effacera pas les déboires, affirme à La Tribune Dimanche un ingénieur nucléaire ayant requis l'anonymat, ce sera un pivot pour actionner la filière. » Laquelle reprend donc des couleurs malgré une décennie d'abandon découlant entre autres de l'accident japonais de Fukushima en 2011.
Marine Godelier