Alors qu’en juillet dernier les « tarifs réseaux » du gaz avaient bondi de 27,5 %, une nouvelle hausse de 6,1 % se profile dès l'été prochain, a fait savoir le régulateur.Mauvaise nouvelle pour les Français qui se chauffent ou cuisinent au gaz naturel : après une hausse inédite de 27,5 % l'an dernier, les « tarifs réseaux », ces frais fixes à payer chaque mois pour utiliser cette source d'énergie, vont encore grimper. Dès juillet prochain, ils augmenteront de 6,1 %, a annoncé mercredi la Commission de régulation de l'énergie (CRE).
Depuis l'an dernier, une nouvelle donnée est prise en compte pour calculer ce tarif : dans l'Hexagone, les ménages consomment de moins en moins de gaz. Or, plus ils s'en détournent, plus la note grossit pour ceux qui restent. Question de mathématiques : l'entretien des 200 000 kilomètres de canalisation nécessaires pour acheminer la fameuse molécule engendre des frais importants. Cette charge, qui ne varie pas, doit être facturée à un nombre toujours plus réduit d'usagers. Un effet ciseau qui gonfle mécaniquement la contribution de chacun d'entre eux.
«Lorsque vous avez un numérateur qui est stable et un dénominateur qui baisse, le coût unitaire ne fait qu'augmenter», insistait il y a quelques mois la présidente de la CRE, Emmanuelle Wargon.
Nouvelle baisse de la consommation
En juillet 2024, c'est cette nouvelle donnée qui avait propulsé les coûts réseaux à +27,5 %. Mais il n'était pas prévu de s'arrêter là : pour les années suivantes, le tarif devait continuer de s'ajuster en fonction de l'évolution de l'inflation et de la consommation réelle.
Or, les prix à la consommation ont progressé de 1,15 %, et les Français ont utilisé encore moins de gaz qu'anticipé en 2024, explique la CRE. Par conséquent, les recettes du gestionnaire du réseau de distribution de gaz, GRDF, ont été « inférieures aux prévisions » à hauteur de 211 millions d'euros, précise l'autorité administrative.