Production nucléaire : pourquoi EDF devrait faire mieux que prévu
Juliette Raynal
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Centrale nucléaire de Cruas (Ardèche).
Wikimedia Commons
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C'est une information qui est passée dans l'ombre des annonces tant attendues autour du démarrage de l'EPR de Flamanville, dont le cœur est entré officiellement en production peu avant 16 heures ce mardi. Lundi, EDF a partagé des prévisions de production nucléaire revues à la hausse pour 2024. Initialement comprise entre 315 et 345 térawattheures (TWh), la fourchette est désormais estimée entre 340 et 360 TWh. Soit une plage très proche de celle attendue pour 2025 et 2026, comprise entre 335 et 365 TWh. Alors que le groupe tricolore est connu pour ses dérapages de calendrier, il devrait, cette fois-ci, faire mieux que prévu.
EDF poursuit donc la remontada initiée en 2023, après avoir traversé une année noire en 2022. Pour rappel, cette année avait été marquée par la détection d'un important problème de corrosion dans plusieurs réacteurs réduisant la disponibilité du parc atomique tricolore à seulement 54%. La production nucléaire n'avait alors pas dépassé les 280 TWh, soit le niveau le plus faible depuis 1988 ! Partant de ce point bas, la production s'était nettement améliorée en 2023 pour atteindre un peu plus de 320 TWh.
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L'année 2024 pourrait, elle, s'achever avec une production en hausse de 6 à 12%, comparée à l'année précédente. Soit une production « presque normale », estime Nicolas Goldberg, expert Energie chez Colombus Consulting, sur X (ex-Twitter). Et ce, malgré les lourds travaux engagés pour prolonger et améliorer la sûreté des 56 réacteurs existants. Un vaste programme que la filière désigne souvent sous le nom de « Grand Carénage ».
Juliette Raynal