La multiplication depuis 2015 des phénomènes météorologiques hors norme, due essentiellement au changement climatique, ne fait pas peser un risque qu'aux habitations particulières. Elle peut aussi générer une augmentation des accidents industriels s'ils touchent des entreprises manipulant ou fabricant des matières dangereuses (chimie, énergie, etc).
Malgré la fréquence accrue des inondations et des feux de forêts, une large majorité de ces petites et moyennes structures reste pourtant mal armée à l'échelle de l'Hexagone. Ainsi, en Centre-Val-de-Loire, où les inspections de la Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) ont été menées en 2024 auprès d'un panel de 50 TPE et PME à risques, 72 % des sites concernés ne sont pas réellement préparés au risque d'inondations. Inscrites dans le Plan National d'Adaptation au Changement Climatique (PNACC), ces opérations de contrôle, de prévention et de sensibilisation ont été effectuées, notamment, sur des stations-services, des déchetteries et des centrales à béton de la région.
« Une partie réduite de ces entreprises disposaient de consignes spécifiques face aux risques qui, ici, viennent essentiellement des crus de la Loire, mais aussi du Loir en Eure-et-Loir, et du Cher dans le département éponyme, explique Ronan Le Berre, responsable des risques industriels à la Dreal en Centre-Val-de-Loire. En cause, une culture du risque insuffisante de la part de certains chefs d'entreprise, et l'absence de structure dédiée, contrairement aux grands groupes. Nous les accompagnons donc pour la mise en œuvre de mesures préventives, comme l'arrimage des cuves ou la formulation écrite d'une procédure d'alerte en interne ». Après avoir été victime des inondations qui ont frappé le sud de l'Eure-et-Loir en 2024, le fabricant de petit électroménager allemand Vorwerk (Thermomix), qui ne disposaient pas jusqu'à présent de procédure particulière, a ainsi institué dans la foulée des consignes dédiées.