Inondations dans le Pas-de-Calais : un an après, tout n’est pas réglé
Gaëtane Deljurie
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Le 9 novembre 2024, Neuville-sous-Montreuil, dans le Pas-de-Calais, était sous l'eau.
LTD/Sameer Al-Doumy/AFP
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Le 9 novembre 2024, Neuville-sous-Montreuil, dans le Pas-de-Calais, était sous l'eau.
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Le 9 novembre dernier, un an jour pour jour après avoir été submergée par les inondations avec plus d'1,20 mètre d'eau, la boulangerie Au gré des blés à Montreuil-sur-Mer est toujours à l'arrêt. Elle devrait renaître début 2025 avec deux lieux, Grand'place de Montreuil-sur-Mer et à l'entrée du Touquet. En outre, l'entreprise a dû débourser 33 600 euros de franchise pour faire fonctionner son assurance.
Au Gré des Blés n'est bien sûr qu'un exemple parmi tant d'autres. La CCI Hauts-de-France avait estimé à 800 le nombre d'entreprises impactées par les crues. Dans le Pas-de-Calais et une petite frange du Nord, la Fédération Française des Assurances a recensé à fin avril quelque 42 000 ouvertures de sinistres dans le domaine professionnel : sur cet ensemble, 500 dossiers plus complexes ont bénéficié d'un suivi plus personnalisé. Au 2 avril, le coût total remboursé par les assurances s'élevait à 462 millions d'euros.
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« Entre le mois de janvier et le mois d'avril derniers, une vingtaine de permanences assurance se sont tenues dans les zones les plus sinistrées n'avaient jamais été aussi nombreuses », souligne Yves Lecompte, représentant de la Fédération française des assurances (FFA) en Hauts-de-France. « Nous avons par ailleurs anticipé la loi Baudu, entrée en vigueur au 1er janvier 2024, dès fin 2023, notamment en accélérant les procédures d'expertise et les versements d'acompte d'urgence ».
Gaëtane Deljurie