Start-up du nucléaire : le français Naarea en redressement judiciaire
Juliette Raynal
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Jean-Luc Alexandre (à gauche) et Ivan Gavriloff (à droite), cofondateurs de Naarea.
Reuters
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Jean-Luc Alexandre (à gauche) et Ivan Gavriloff (à droite), cofondateurs de Naarea.
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Nouveau coup dur pour le secteur des petits réacteurs nucléaires modulaires. Selon nos informations, confirmant celles de Marianne, la start-up tricolore Naarea fait l'objet d'un redressement judiciaire, après s'être retrouvée en cessation de paiement.
« Le tribunal de Nanterre a ouvert cette procédure le 3 septembre dernier après que nous en ayons fait la demande le 25 août », explique Guilhem Plane, le directeur financier de l'entreprise, qui emploie aujourd'hui quelque 200 salariés. « Nous sommes dans une impasse de cash à court terme », reconnaît-il.
Naarea n'est pas le seul à avoir des problème de trésorerie. Au cœur de l'été, la presse italienne a également révélé les difficultés financières de Newcleo. Selon un audit réalisé par le cabinet KPMG, la continuité d'exploitation de la start-up, fondée par un trio d'Italiens, est menacée si ses dirigeants ne parviennent pas à lever des fonds d'ici la mi-2026.
La situation est bien plus critique pour Naarea. L'entreprise, qui développe un réacteur à neutrons rapides aux sels fondus de 80 mégawatts thermiques, entre désormais dans une période d'observation de six mois, renouvelable deux fois. Pendant ce laps de temps, l'entreprise doit renégocier ses dettes et rechercher des financements.
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En l'absence de nouvel argent frais lui permettant d'éponger ses dettes, la société sera placée en liquidation judiciaire. En parallèle, un appel à repreneurs a d'ores et déjà été lancé par l'administrateur judiciaire. « C'est le processus normal lors d'un redressement judiciaire, mais ce n'est pas la piste que nous privilégions », commente Guilhem Plane.
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Juliette Raynal