La date de ce débat n'a pas encore été arrêtée. Alors que la programmation énergétique de la France accumule près de deux ans de retard, les énergéticiens plaident, eux, pour la publication d'un décret dans les plus brefs délais pour ne pas mettre en péril des investissements colossaux.[Mise à jour] Article initialement publié à 15h44 et mis à jour à 17h45 avec les informations du Figaro, puis à 22h22 avec les précisions de Matignon.
Selon nos confrères du Figaro, le gouvernement va inscrire à l'ordre du jour des assemblées un débat sur la stratégie énergétique de la France. Une information dont La Tribune a eu confirmation auprès de Matignon. Prévu par l'article 50-1 de la Constitution, ce débat ne sera toutefois pas suivi d'un vote et se tiendra dans « les prochaines semaines », indique l'entourage du Premier ministre, sans partager de calendrier précis. « Je considère qu'il est normal que le Parlement s'exprime sur un sujet aussi important » a déclaré le chef du gouvernement au Figaro.
François Bayrou confirme également la volonté du gouvernement d'inscrire à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale la proposition de loi du sénateur Daniel Gremillet, comme l'avait indiqué quelques jours plus tôt le ministre de l'Industrie et de l'Energie Marc Ferracci. Là encore, aucune date précise n'est pour l'heure arrêtée, Matignon se contentant d'indiquer que cela interviendra « avant la fin de la session » parlementaire, soit avant le 30 juin prochain.
Malgré la perspective de ces débats devant la représentation nationale, la programmation pluriannuelle de l'énergie, pourra « être publiée par voie réglementaire dès que le retour de consultation sera réalisé », indique l'entourage du Premier ministre à La Tribune, confirmant le scénario consistant à publier d'abord un décret, puis à débattre à l'Assemblée.
La PPE, cette feuille de route énergétique qui doit définir la production et la consommation de chaque source d'énergie dans l'Hexagone pour les dix ans à venir, sera-t-elle publiée dans les tout prochains jours via un décret ? C'est du moins ce qu'espérait initialement le gouvernement. Ou pourrait-elle donner finalement lieu à un débat parlementaire sous la pression de nombreux élus de tous bords ?