CSRD : les entreprises en décalage avec la réforme de Bruxelles
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Les tenants de la CSRD (directive européenne sur les obligations de reporting extra-financier) n'ont pas dit leur dernier mot. A un mois du retour du Parlement européen sur le projet de réforme « Omnibus » proposé par la Commission européenne le 26 février dernier, le collectif #WeAreEurope publie ce 15 mai les résultats d'une étude sur le sujet.
Réalisée en partenariat avec HEC Paris auprès de plus de mille entreprises de 26 pays, elle vise à évaluer la perception des entreprises à la fois de la CSRD dans sa version initiale, et du texte de l'Omnibus. De quoi nourrir le débat et les dépôts d'amendements d'ici-là.
Fondé il y a trois mois, #WeAreEurope réunit un millier de membres, experts RSE mais aussi représentants de villes, directions financières, directions des risques. « L'intérêt de la fonction financière pour les sujets de RSE est l'une des grandes nouveautés apportées par l'exercice de la CSRD », souligne le président du collectif, Alexis Krycève. Dans un souci de représentativité, « cette première étude réalisée à l'échelle européenne sur le sujet, menée entre le 31 mars et le 30 avril 2025 auprès de plus de 1 000 entreprises de 26 Etats membres », a été proposée à quelque deux cents réseaux d'entreprises européens, dont le Medef et le METI français, ou encore Business Europe.
À lire également
Il en résulte que seules 25 % des entreprises interrogées soutiennent la réforme proposée par le règlement Omnibus, alors que 51 % y sont opposées. L'un des sujets qui suscite le plus de rejet est le projet de relever le seuil des entreprises concernées de 250 à 1 000 salariés. Jörgen Warborn, député suédois PPE et président de la Commission juridique du Parlement européen, mandaté pour préparer la position du Parlement sur le texte proposé, aurait même évoqué lors des premières discussions un seuil de 3 000 salariés.
Alimentation : pourquoi le blé français est menacé par l'explosion des importations
Forêts : « Plusieurs réglementations européennes très lourdes posent problème à la Suède »
Vins de Bordeaux : les prix des vignes s'effondrent en Gironde
Climat : en Suède, la forêt est devenue une industrie du futur