Tout l'écosystème RSE retient son souffle à l'approche du 26 février. C'est à cette date que la Commission européenne présentera dans un paquet omnnibus sa proposition de simplification d'au moins trois textes : la directive de reporting extra-financier CSRD, dont on entend le plus parler, mais aussi celle portant sur le devoir de vigilance (CSDDD), qui rend les entreprises responsables des impacts sociaux et environnementaux survenus sur leur chaîne de valeur, et enfin la taxonomie verte, qui doit servir de cadre à la finance durable. Auxquelles pourrait s'ajouter le ré-examen du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières européennes (MACF).
Dans tous les cas, cet omnibus ne sera sans doute que le premier d'une longue série. Responsable de la mission simplification, le Letton Valdis Dombrovskis, commissaire en charge de l'économie, de la productivité, de la mise en œuvre et de la simplification, rapporte en l'espèce directement à la présidente de la Commission.
Depuis qu'Ursula von der Leyen a annoncé début novembre à Budapest ce paquet omnibus visant à rouvrir plusieurs textes en vue de les simplifier, le lobbying fait rage de toutes parts : propositions des Etats-membres, de leurs patronats, mais également d'acteurs s'efforçant de préserver l'esprit et l'ambition des textes en question, via des campagnes de communication telles que celle menée en France par#FutureCSRD, une coalition de réseaux d'entreprises et de financiers français appelant à « simplifier la CSRD sans renoncer à ses ambitions », des tribunes et lettres ouvertes comme celle des coalitions européennes d'investisseurs durables...