La COP28, qui se tient jusqu'au 12 décembre à Dubaï, a, d'une certaine façon, couronné les efforts déployés par de nombreux maires lors des précédents rendez-vous mondiaux sur le climat. « A la COP21, à Paris, en 2015, 1.000 maires du monde entier avaient affirmé leur volonté d'être entendus et montré leurs capacités à accélérer dans la lutte contre le dérèglement climatique. Depuis, au fil des conférences, ils ont été de plus en plus écoutés. C'est le cas à la COP28 », se félicite Anne Hidalgo, la maire de Paris, de retour de Dubaï.
Entre le C40, réseau de maires des principales villes du monde unis dans l'action pour faire face à la crise climatique, la Convention mondiale des maires pour le climat et l'énergie, qui comprend plus de 12.000 élus locaux, et l'Association internationale des maires francophones, présidée par Anne Hidalgo (325 membres, notamment d'Afrique subsaharienne), les édiles, portés par des célébrités comme Michael Bloomberg, ancien maire de New York, font feu de tout bois. « Certains Etats parlent beaucoup mais agissent peu, enchaîne-t-elle, alors que les villes travaillent sans relâche au niveau local. Plusieurs agglomérations américaines avaient ainsi fait le choix de la résistance après la sortie de l'Accord de Paris décidée par Donald Trump en 2017. Les villes sont en outre à la pointe de la résilience. Et les élus locaux oeuvrent non seulement en matière d'écologie mais aussi de social et de démocratie. » Elle salue d'ailleurs l'adhésion de certains maires italiens, dont celui de Florence, et polonais, comme à Varsovie, à cette philosophie. Ainsi, s'il est évidemment nécessaire d'agir sur les causes du dérèglement climatique, les villes prennent à bras le corps les défis induits par ses effets, dont les îlots de chaleur, qui rendent les zones urbaines et leurs habitants vulnérables aux périodes de canicule, en particulier les plus démunis.