Los Angeles brûle, le système assurantiel titube
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En une semaine, les incendies ont réduit 12.000 bâtiments de Los Angeles en cendres.
Reuters/David Ryder
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En une semaine, les incendies ont réduit 12.000 bâtiments de Los Angeles en cendres.
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Environ 250 milliards de dollars, dont 50 milliards de dégâts matériels non assurés, et, selon une estimation des banques américaines Wells Fargo et Goldman Sachs, 30 milliards de pertes pour les assureurs... C'est l'addition - provisoire - des incendies qui, en un peu plus d'une semaine, ont déjà mis en cendres 12 000 bâtiments (essentiellement des habitations), et occasionné plus de 25 décès à Los Angeles.
Ces montants augurent d'une hausse à venir des dommages imputables au changement climatique. D'après le réassureur Munich Re, ces derniers ont déjà représenté 320 milliards en 2024, ce qui en fait la troisième année la plus coûteuse depuis 1980. Sur ce montant, les pertes assurées atteignent 140 milliards.
Le système assurantiel californien devrait être en mesure d'absorber les conséquences de ces incendies, comme l'a rappelé Fitch Ratings ce 15 janvier. Selon l'agence, même si « les pertes assurées dépasseront sensiblement les niveaux élevés atteints lors des incendies précédents », elles « ne devraient pas affecter les notations des (ré)assureurs en assurance dommages (IARD) ». En effet, « les pertes assurées devraient rester dans les limites de la sensibilité des notations pour les émetteurs concernés, compte tenu des niveaux de capital élevés, de l'exposition diversifiée aux risques et de la capacité des assureurs à augmenter les taux de primes. » Fitch reconnaît cependant qu'il est « difficile d'estimer les pertes assurées, étant donné que les incendies ne sont pas entièrement circonscrits ».
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Cette évaluation est rendue d'autant plus délicate par la valeur élevée des habitations, et du mobilier potentiellement détruit, des voitures de luxe aux œuvres d'art. Pour l'agence, « les pertes attendues pour les (ré)assureurs notés, bien qu'elles n'affectent pas le capital, réduiront les bénéfices à court terme ». Surtout, elles « pourraient mettre sous pression des compagnies moins bien capitalisées, augmenter les coûts de réassurance et mettre à rude épreuve un système qui a vu les assureurs se retirer du marché. »
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