Veolia fait le pari d'un usage « responsable » de l'IA
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Arthur Mensch (Mistral AI) et Estelle Brachlianoff (Veolia)
Reuters
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Arthur Mensch (Mistral AI) et Estelle Brachlianoff (Veolia)
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« Aux États-Unis, les cartes du stress hydrique [quand la demande en eau dépasse les ressources disponibles] et de l'implantation des data centers sont quasiment superposables », confie Estelle Brachlianoff à La Tribune. Une coïncidence à laquelle la patronne de Veolia est particulièrement sensible. C'est précisément pour permettre à ses clients (collectivités ou industriels) de mieux gérer leur consommation d'eau ou d'énergie ou leurs déchets que le géant des services à l'environnement est constamment à la recherche de gains d'efficacité.
Une efficacité qui se traduit aussi par un surplus de production ou des économies sur ses propres sites : 3 800 usines de production d'eau potable, 3 200 stations d'épuration d'eau, 865 sites de traitement de déchets et près de 50 000 installations énergétiques, implantés dans 45 pays.
Le partenariat que Veolia a noué avec le Français Mistral AI peut justement lui faire gagner des points supplémentaires précieux. Comment ? À partir de plusieurs briques existantes — pour chaque site, 10 à 20 ans de données historiques, couplées aux données en temps réel et aux catalogues de pièces de remplacement, etc. —, l'IA permet aux techniciens et agents de maintenance de « dialoguer avec leur usine comme avec un collègue », décrit la patronne de Veolia.
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En mixant images, textes et sons, et sans besoin de compétence pointue, ces derniers peuvent demander de l'aide pour identifier l'origine d'un dysfonctionnement et, le cas échéant, passer commande de la pièce défectueuse, livrée dans les plus brefs délais. À la clé : de considérables gains de temps, et donc de productivité.
Suffisants pour que le jeu en vaille la chandelle, autrement dit, que les bénéfices environnementaux associés soient supérieurs à l'énergie et l'eau consommée par l'IA ?