Cinéma : « Le Temps d'aimer », film historique et mélo romantique
Charlotte Langrand
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Photo d'illustration
ROGER ARPAJOU/LES FILMS DU BELIER/LES FILMS PELLEAS/GAUMONT
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François, issu d'une famille aisée avec laquelle il est en rupture et Madeleine, jeune serveuse et mère célibataire, n'étaient a priori pas faits pour s'aimer : leurs désirs divergent et leurs milieux d'origine aussi. Mais chacun cache un lourd secret que la société des années 1950 puis 1970 condamne avec violence... Un amour véritable et atypique naîtra malgré tout entre eux à mesure qu'ils essaieront d'inventer une nouvelle forme de couple et qu'ils prétendront au bonheur, malgré l'adversité alentour et leurs histoires cabossées. Pour cela, il leur faudra vingt ans : le temps qu'il faut pour apprendre à aimer l'autre, à s'aimer soi-même, à aimer un enfant, à s'inventer une vie à soi. Katell Quillévéré offre ici à Anaïs Demoustier et Vincent Lacoste de très beaux rôles, inédits dans leur parcours cinématographique. Plus matures et parents, ils se battent contre les préjugés et pour leurs désirs profonds dans un film au souffle romanesque qui ne tombe jamais dans la lourdeur. Un vrai mélo romantique et historique, un très beau film de cinéma.
De Katell Quillévéré, 2 h 05.
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