Coquillages et design, le duo improbable
Lisa Delille
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Boucles d’oreilles huîtres peintes à la feuille d’or. Coquilles vides, 48 euros.
© COQUILLES VIDES
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Boucles d’oreilles huîtres peintes à la feuille d’or. Coquilles vides, 48 euros.
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« J'aime les huîtres avec des aspérités et naturellement dorées par le sable », confie Sandrine Ramona, à la tête de l'Atelier Douarn. Cette artiste porcelainière glane des huîtres à proximité des parcs ostréicoles du Morbihan, qu'elle nettoie et pare de porcelaine et de feuilles d'or. Ses créations sont vendues au concept store Empreintes Paris (60 euros). Chaque année, la France produit 250 000 tonnes de coquillages, ce qui représente près de 200 000 tonnes de coquilles. Sans compter la dizaine de tonnes impropres à la vente dont doivent se débarrasser chaque mois les ostréiculteurs. « Les recycler leur coûte environ 180 euros la tonne, alors la majeure partie des déchets coquilliers finit enfouie ou incinérée », détaille Hugo Kermarrec, cofondateur de Malàkio, à Nantes. Avec son associé Morgan, ce jeune Nantais a réussi à imiter le marbre terrazzo avec une pâte composée à 60 % de coquilles de moule, d'ormeau ou d'huître. Ils emploient désormais six personnes pour produire des bougeoirs, des soliflores, des appliques lumineuses ainsi qu'un élégant plateau pour 6 ou 12 huîtres (75 ou 85 euros). Leur méthode « low tech », sans cuisson ni solvant, leur permet aussi de réaliser du mobilier sur mesure pour des clients haut de gamme.
Lisa Delille
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