DANS CE GENRE-LÀ (4/6) - Arsenic et vieilles anglaises
Anne-Laure Walter
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Photo d'illustration
© LTD / Shutterstock
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Le cosy mystery est au roman policier anglais ce que l'homicide violent d'un innocent enfant est au polar scandinave : un classique. Ce genre né avec Agatha Christie et ses détectives amateurs Tommy et Tuppence Beresford connaît depuis trois ans un fol engouement en France, grâce à ses intrigues qui mêlent mystère et humour, son tea time avec nuage de lait, ses rasades de whisky et ses napperons en dentelle.
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Pour s'immerger dans ce polar douillet, rien de tel qu'un volume de la série Les dames de Marlow enquêtent, de Robert Thorogood, auteur qui a déjà fait ses preuves dans le divertissement de qualité avec l'écriture de la série télé de la BBC Meurtres au paradis. L'ouvrage avec son dessin en couverture qui mêle imagerie du Cluedo, jupe en tartan et grille de mots croisés (jamais vous ne verrez une photo en couverture d'un cosy mystery), propose la crème de la crème pour les amateurs du genre : un meurtre en chambre close dans un manoir anglais. Dans la petite ville de Marlow, Judith Potts, 78 ans, verbicruciste de son état, mène une vie tranquille. Elle boit un peu trop de whisky, se baigne nue dans la Tamise - la famille de promeneurs chassera-t-elle la saisissante vision de la presque octogénaire dans le plus simple appareil sortant de l'eau coursée par un cygne ? - et prend le thé avec ses amies Becks, la femme du vicaire aux « connaissances irréprochables en matière d'art de vivre bourgeois », et la rock'n'roll Suzie, promeneuse de chiens et commère attitrée de Marlow. Son talent pour élucider des énigmes la conduit à aider, à plusieurs reprises, la police.
Anne-Laure Walter