Dijon sort sa carte séduction
Mathilde Giard
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Vue aérienne de la Cité internationale de la gastronomie et du vin.
© Ville de Dijon
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Vue aérienne de la Cité internationale de la gastronomie et du vin.
© Ville de Dijon
Le nouveau visage de la France s'est réveillé ce matin dans la capitale bourguignonne. Cela fait une vingtaine de jours que les trente candidates séjournent dans la cité d'adoption de Cindy Fabre : la nouvelle directrice qui endosse désormais le rôle de Geneviève de Fontenay, la dame au chapeau, vit en Côted'Or depuis sept ans. « J'aime son vaste centre piétonnier toujours animé, même sous un ciel maussade, et si riche en patrimoine », décrit Miss France 2005, bien rodée aux questions de culture générale. Il faut reconnaître qu'en dix ans la ville a été métamorphosée par l'arrivée du tramway. Elle abrite depuis 2022 la Cité internationale de la gastronomie et du vin, où les produits bourguignons se déclinent de façon gourmande : une giga-cave recensant 3 000 références à goûter au verre, un manège à moutarde où l'on fait remplir un pot à son effigie par un bras robotisé, une pièce de bœuf charolais à savourer grillée au coin de l'étal... Un parcours interactif y décrypte les secrets du repas gastronomique des Français, classé au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2010, incarné par Dijon aux côtés de Lyon, Rungis et Tours. Il sera complété à partir de jeudi prochain par l'exposition « Et si on allait au resto ? », signée Thierry Marx. « On pourra y apprendre à bien plier sa serviette, choisir son verre selon le breuvage et twister sa mayo », s'amuse Dominique Buccellato, directrice du pôle culturel.
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Le temple de la culture demeure le musée des Beaux-Arts, dans l'ancien palais des ducs et des États de Bourgogne. « Il est le deuxième à avoir été créé en France, en 1799, après le Louvre », rappelle sa conservatrice, Sandrine Champion. L'œuvre maîtresse : les pleurants des tombeaux de Philippe le Hardi et de Jean sans Peur, 82 statuettes dont l'expression de l'émotion et la gestuelle ne peuvent laisser de marbre. On parvient même à distinguer une larme sur un visage... On admire aussi des Footballeurs de Nicolas de Staël ne figurant pas parmi les toiles prêtées au musée d'Art moderne de Paris pour la rétrospective du moment. Une salle est consacrée au sculpteur François Pompon, natif de la région et connu pour son Ours blanc exposé au musée d'Orsay à Paris. Une réplique se trouve à l'entrée du jardin Darcy, l'hydraulicien à l'origine du passage du chemin de fer à Dijon qui contribua au développement de la ville. Rien à voir avec le Mister Darcy de Jane Austen, propre à faire chavirer le cœur des Miss...
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