Échappée en Catalogne : au cœur du triangle dalinien
Mathilde Giard
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Salvador Dalí sur la plage de Portlligat en 1954.
© LTD / Josep Algans/Arxiu Imatges PTCBG
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Salvador Dalí sur la plage de Portlligat en 1954.
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Salvador Dalí sans sa moustache, l'œil déjà facétieux... Son visage d'enfant happe le regard dès l'entrée de sa maison natale, ouverte au public depuis fin octobre à Figueras, en Catalogne. Le projet de la transformer en musée avait débuté en 1995 avec l'achat d'un premier appartement par la Ville, désormais propriétaire de l'ensemble. C'était le chaînon manquant du triangle dalinien. Cette expression désigne la figure géométrique qui apparaît sur une carte si l'on relie les lieux chers au génie surréaliste dans la région de l'Empordà. « Ce nouveau site dans l'itinéraire permet de découvrir la face intime de Dalí », fait valoir Eduard Pech, son directeur. Ainsi, dans l'audioguide distribué à l'entrée, une voix invite à « reconstituer l'origine de la personnalité dalinienne ».
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Aucune œuvre n'est exposée. Seules des photos en noir et blanc rythment un parcours
immersif entre les murs de cet immeuble Art nouveau où l'artiste vit le jour le 11 mai 1904. Un hologramme de son père, notaire, accueille le visiteur dans son bureau. La famille vivait à l'entresol. Un portrait de son frère aîné, mort avant sa naissance et lui aussi prénommé Salvador, trônait dans la chambre des parents. De quoi le motiver à prouver son caractère unique... Sa force créatrice eut pour premier support la table de la salle à manger, dans laquelle il grava des dessins à la cuillère.
Mathilde Giard