Des mastodontes internationaux comme White Cube ou Thaddaeus Ropac, le discret pionnier Michel Rein, l'effervescent Perrotin, la ludique Galleria Continua, la galerie sans titre, dernière venue à la foire... Du 18 au 20 octobre, 195 galeries exposeront leurs trésors au Grand Palais, l'émoustillant à nouveau après des années de travaux et le passage éclair des JO. On y attend 40 000 visiteurs. Y a d'la joie !
Séductrice éclairée, au bagout ciselé et au débit emballeur, Nathalie Obadia a, comme tout bon galeriste, le talent de faire entrer le visiteur dans une œuvre autant que celui d'ouvrir le porte-monnaie d'acheteurs potentiels. Aucune hypocrisie chez cette Madame 100 000 volts : « Aimer un artiste, une œuvre, c'est bien. Vendre, c'est bien aussi ! » En 1993, Nathalie Obadia ouvre son premier espace. Trente ans après, elle n'a rien perdu de sa fougue. En rappelant ce qu'elle aime faire, la pasionaria brosse le portrait de son métier : « J'aime tout : installer les expositions, découvrir de nouveaux artistes, voyager, aller dans les foires, rencontrer les collectionneurs, influencer les gens influents, conseiller des investisseurs, faire en sorte que mes artistes soient exposés dans des musées... Il faut inventer sans arrêt. Ralentir, c'est mourir. »