Le Mans à cent à l'heure
Mathilde Giard
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Arrêt au stand en 2023, année du centenaire des 24 Heures du Mans.
© LTD / MAXIME GUILLON/SARTHE TOURISME
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Arrêt au stand en 2023, année du centenaire des 24 Heures du Mans.
© LTD / MAXIME GUILLON/SARTHE TOURISME
Aux ronds-points du Mans, dans la Sarthe, on cède le passage à des voitures de sport aux couleurs flashy... Leurs conducteurs déferlent de toute l'Europe à l'approche de la course automobile la plus importante au monde : 325 000 spectateurs ont assisté l'an dernier aux 24 Heures du Mans pour ses 100 ans, un record. Les fans britanniques et néerlandais se la jouent simple et sportive, garant leur Ford GT40 ou leur Porsche customisées sur la pelouse du camping de Chanteloup, à Sillé-le-Philippe. Ils y plantent leur tente puis filent en navette dans les tribunes du circuit.
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Dans le bourg voisin, Bonnétable, en plein bocage, le petit musée Simca Passion vient d'ouvrir sous un hangar, dans une ambiance de garage d'autrefois fleurant bon l'huile de moteur. La famille Lhuissier - le père, Thierry, agent EDF de 59 ans, et ses trois fils - y présente chaque week-end sa collection d'une marque liée aux 24 Heures grâce à Henri Pescarolo, vainqueur de 1972 à 1974 au volant d'une Matra Simca MS670. Les yeux brillent devant une Matra Bagheera noire et ses trois sièges à l'avant ; des souvenirs remontent face à la Rancho beige que conduisait Claude Brasseur dans le film La Boum.

Mathilde Giard