« Les enfants sont rois » : l’enfance volée d’une mini-youtubeuse
Rémi Jacob
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Une course contre la montre commence lorsque Kimmy, influenceuse de 6 ans, est kidnappée.
LTD/Disney+
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Une course contre la montre commence lorsque Kimmy, influenceuse de 6 ans, est kidnappée.
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« Salut les happy fans, la vie est douce, la vie est belle, la vie est fantastique. » À 6 ans, Kimmy Diore (Vittoria Andreoli) est déjà une superstar sur YouTube. Au côté de sa mère, Mélanie Diore (Doria Tillier), elle tourne à un rythme frénétique des vidéos sponsorisées dont le contenu est dicté par des marques. Au programme : des « challenges déguisement », des défis absurdes comme rester plusieurs heures de suite dans sa douche ou encore des dégustations de célèbres burgers, dont les noms sont évidemment cités, placement de produits oblige.
Enregistrées chez elle dans des décors aux couleurs acidulées, les vidéos de Kimmy sont vues pour certaines jusqu'à 25 millions de fois sur sa chaîne « Happy Récré », qui comptabilise 5 millions d'abonnés. Un juteux business pour ses parents, dont la société entièrement consacrée à cette « mini-youtubeuse » génère chaque année plus de 2 millions d'euros de bénéfices, hors produits dérivés. Mais le quotidien de la famille vole en éclats lorsque Kimmy est kidnappée dans le parking de sa résidence. Débute alors une course contre la montre suffocante, sous l'œil des caméras des chaînes info qui n'en perdent pas une miette.
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Avec en prime de nombreux fans - enfants et adultes - de Kimmy qui campent devant l'appartement, pancartes et peluches à la main. Disponible à partir de mercredi sur la plateforme Disney+, la série Les enfants sont rois porte sur le petit écran le roman éponyme de Delphine de Vigan, paru en 2021 chez Gallimard. Un succès de librairie avec près de 600 000 exemplaires vendus. « Ce thème très contemporain de la surexposition des enfants sur les réseaux sociaux nous offrait une matière idéale pour faire une série », expliquent de concert Judith Havas et Victor Rodenbach, ses créateurs et scénaristes, qui avaient déjà travaillé ensemble sur Dix pour cent.
Rémi Jacob