« Mortelle Adèle » : qui sont les parents de la BD vendue 20 millions de fois ?
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La BD « Mortelle Adèle » a déjà été vendue à plus de 20 millions d'exemplaires.
LTD/DR
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La BD « Mortelle Adèle » a déjà été vendue à plus de 20 millions d'exemplaires.
LTD/DR
Ils sont venus tous les deux pour l'interview. La démarche est rare. Généralement, les dessinateurs, héros des dédicaces de livres jeunesse, s'effacent au moment de la promo, laissant la parole au scénariste. Mais pour défendre Mortelle Adèle sur les traces du Croquepote !, à paraître la semaine prochaine, Antoine Dole alias Mr Tan et Diane Le Feyer, couple à l'écrit mais pas à la ville, parlent de concert.
« Nous avons cette chance, au-delà de la relation de travail, de partager une amitié », lance Antoine Dole, qui rencontre sa comparse en 2014, par son éditeur, alors que la première dessinatrice et créatrice de l'univers graphique de Mortelle Adèle, Miss Prickly, quitte l'aventure après sept tomes. « On est au-delà du hasard, cela relève du destin. À l'arrivée de Diane, quelque chose s'est ouvert, elle fut une clé humaine. Quand vous regardez le tome 1 de la BD, Adèle est toute seule. Quand vous regardez le tome 21, il y a 36 personnages sur la couverture. C'est ça, Diane. Elle a créé une énergie autour de Mortelle Adèle. »

Les deux co-auteurs de Mortelle Adèle se sont rencontrés en 2014. (Crédits : LTD/JILL SALINGER)
À lire également
Lui a inventé l'héroïne aux couettes rousses à l'âge de 14 ans, dans un « geste de survie et de colère » face aux violences scolaires qu'il subissait. Elle, pour qui c'était le premier livre jeunesse, reste la seule habilitée à entrer dans son processus créatif, ontologiquement intime et solitaire. « Antoine et moi, nous venons de la pop culture ; on a regardé les mêmes films, les mêmes dessins animés, explique-t‑elle. Quand il écrit, je sais ce qu'il voit dans sa tête et il sait ce que je vais en faire. On a la chance d'avoir cette relation symbiotique entre nos deux cerveaux, nos deux sensibilités artistiques. »
Courbet, Rembrandt, Monet, De Vinci... Quand les artistes explorent l'art de l'autoportrait
Olivier Faure, une « pré-primaire » pour contraindre Glucksmann. La chronique politique de Pierre Lepelletier
Présidentielle 2027 : Dominique de Villepin soigne sa gauche
Ces macronistes bientôt arrimés à Pécresse