Quand les comiques 2.0 font salle comble
Éric Mandel
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Jérémy Ferrari, Félix Dhjan, Doully, Edgar Yves.
© Pascal Ito ; Cédric Le Dantec, Betty Klick ; Renaud Corlover
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« Les réseaux sociaux s'imposent comme le nouveau bouche-à-oreille. Ils sont un passage obligé pour de jeunes artistes, un canal de communication ultra-efficace et ciblé. » Marion Gendron, productrice chez Robin & Co, parle en connaissance de cause. Elle s'occupe d'humoristes le plus souvent inconnus du grand public, peu médiatisés, mais dont les spectacles affichent complet grâce à leurs « followers », ces communautés de fans 2.0. Un exemple ? L'humoriste Diane Segard jouera à guichets fermés à la Cigale (les 10 et 11 juin) avec son one-woman-show Parades sans matraquage promotionnel, par la force des vidéos postées sur ses réseaux sociaux (791 000 abonnés sur TikTok, 759 000 sur Instagram). De son côté, David Voinson, 25 ans, a rempli sans difficulté le Trianon à Paris (du 27 au 30 décembre). Là encore, peu d'articles de presse, mais un travail de terrain à l'aide d'une tournée dans toute la France boostée par les millions de vues sur ses réseaux sociaux. Son personnage de la Blonde, créé pendant le confinement, est devenu culte auprès de la gent féminine, laquelle représente 90 % de son public. Ce ne sont pas des cas isolés, la dynamique des réseaux sociaux favorisant l'éclosion d'artistes dits « de niche ». Certains sévissent dans l'humour absurde (William Pilet), d'autres dans l'humour pour ados (Roman Doduik). De son côté, Redouane Bougheraba enchaîne les Zéniths en tournée par son talent et la force de frappe de ses courtes vidéos d'impro avec son public, qui inondent ses réseaux sociaux. Il se produira avec son spectacle On m'appelle Marseille les 12 et 13 juin à l'Accor Arena de Paris, puis le 22 juin à l'Orange Vélodrome.
Éric Mandel
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