Musique : le concert de Madonna, entre Celebration et autocélébration
Éric Mandel
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Madonna le 15 octobre à Londres.
© Kevin Mazur / Getty Images
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Madonna le 15 octobre à Londres.
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Fidèle à sa réputation, elle arrive sur scène avec une heure de retard, mais avec une surprise. Nothing Really Matters, une déclaration d'amour à son public, tirée de son chefd'œuvre Ray of Light (1998), qu'elle n'avait jamais interprétée sur scène. Émotion palpable parmi les 40 000 spectateurs réunis dans l'enceinte du Tele2 Arena de Stockholm. Et ce n'est qu'un début... Durant deux heures, la Queen of Pop revisite son répertoire sans vaciller ni s'économiser. Pour cette « Celebration » en forme d'autocélébration, Madonna puise majoritairement dans son âge d'or des années 1980-1990 (Like a Virgin, Papa Don't Preach, Vogue...). Seuls cinq titres, sur les vingt-sept interprétés ce soir, plongent dans les décennies 2000-2020.
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Au fil de tableaux visuellement époustouflants, on passe du New York underground de ses débuts à une procession médiévale, un ring de boxe... Le show est réglé au cordeau, mené avec une précision quasi militaire. Mais la Material Girl offre également de grands moments d'émotions, notamment avec Mother and Father, dédié à sa mère disparue quand elle avait 5 ans. En point d'orgue, Live To Tell, interprété par Madonna depuis une cage en verre survolant le public, au milieu d'écrans géants projetant les portraits de victimes, célèbres ou anonymes, du sida. Autre moment fort, ce duo en ombres chinoises avec Michael Jackson pour un mash-up de Billie Jean et Like a Virgin. On regrettera le final avec Bitch, I'm Madonna. À défaut d'être le morceau le plus pertinent de la diva, il résume idéalement l'esprit de la soirée.
Éric Mandel
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