Tollé quasi général autour du plan de rigueur

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François Fillon a dévoilé mercredi soir un plan de mesures d'économies pour 2012. Des secteurs ont été surpris par certaines dispositions et le font savoir haut et fort.

Du doublement de la taxe sur les contrats «solidaires et responsables» qui représentent 90 % des assurances santé, à la taxation des boissons sucrées en passant par la suppression de l'abattement de 10% par an des plus values immobilières, hors résidence principale, les annonces faites mercredi soir par François Fillon pour réduire le déficit passent décidément mal.

Les complémentaires santé (mutuelles, assureurs traditionnels et institutions de prévoyance), unis sur le sujet, considèrent que cette mesure va renchérir considérablement le coût de la santé. Et alertent sur le fait que davantage de Français pourraient renoncer à s'assurer. Il est en effet à craindre que les complémentaires répercutent rapidement ce surcoût sur les tarifs des contrats. Les industriels de l'agro-alimentaire, du tabac (hausse des prix de 6 % en 2011 et de 6 % en 2012) et des parcs de loisirs (qui seront soumis à une TVA de 19,6 %, contre 5,5 % auparavant) sont aussi vent debout. Et demandent au gouvernement d'amender sa copie. Car une chose est sûre là aussi : si ce ne sont pas lmes entreprises qui règlent l'addition, ce sera les consommateurs. Qui risquent fort de ne pas apprécier.

Chez les promoteurs immobiliers et les épargnants, on râle aussi beaucoup. Les premiers estiment en effet que les particuliers vont freiner leurs investissements, tandis que les seconds craignent pour l'attractivité de leurs contrats d' assurance vie, même si le gouvernement a finalement revu à la baisse son projet en ne taxant plus les gains, mais les retraits.

Autre annonce qui passe mal auprès des professionnels concernés, le report de la réforme de la dépendance des personnes âgées, pourtant annoncée à renfort médiatique par le chef de l'Etat. Là, ce ne sont pas les mesures qui posent problème, mais leur absence.

L'ensemble de ces dispositions doivent encore être avalisées par le Parlement. Gageons que les lobbies en tout genre se mobiliseront pour faire évoluer,à leur profit, les textes préparés par le gouvernement.

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