L'Italie renforce la surveillance de ses gazoducs
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Photo d'archives d'une station de compression du Trans Adriatic Pipeline (TAP)
FLORION GOGA
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Photo d'archives d'une station de compression du Trans Adriatic Pipeline (TAP)
FLORION GOGA
ROME (Reuters) - Le gouvernement italien sortant a renforcé la surveillance et les contrôles navals des gazoducs qui acheminent du gaz naturel vers l'Italie depuis le Sud et l'Est, ont déclaré deux hauts responsables à Reuters.
Cette mesure fait suite à la découverte de quatre fuites sur les gazoducs Nord Stream 1 et Nord Stream 2 en mer Baltique cette semaine. Russes et Occidentaux se rejettent la responsabilité de possibles "actes délibérés".
Cet incident a suscité des inquiétudes quant à la possibilité que des sabotages visent les infrastructures énergétiques européennes.
Selon les deux responsables, l'Italie a placé sous surveillance renforcée le gazoduc TransMed, qui relie l'Algérie à la Sicile, le gazoduc Trans Adriatic Pipeline (TAP), qui va de l'Azerbaïdjan aux Pouilles, et la connexion GreenStream, entre la Libye et la Sicile.
Rome a également relevé son niveau d'alerte sur le gazoduc Trans Austria Gas (TAG), qui achemine du carburant des pays nordiques vers le nord-est de l'Italie.
Pour compenser la baisse des approvisionnements en gaz russe, qui représentent normalement 40% des importations totales du pays, l'Italie a augmenté ses importations de gaz en provenance d'Algérie et des pays nordiques au cours des derniers mois.
(Reportage de Giuseppe Fonte à Rome et Francesca Landini à Milan; version française Dina Kartit, édité par Sophie Louet et Kate Entringer)
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