L'UE approuve une proposition de sanctions contre la Russie

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Les drapeaux de l'union europeenne flottent devant le siege de la commission europeenne a bruxelles[reuters.com]
(Crédits : Yves Herman)

par Gabriela Baczynska et Philip Blenkinsop

BRUXELLES (Reuters) - L'Union européenne a approuvé mercredi un nouveau train de sanctions à l'encontre de la Russie, a déclaré la Commission.

Les Etats membres débattaient depuis la semaine dernière de ce huitième paquet de sanctions imposé à la Russie depuis l'invasion de l'Ukraine le 24 février.

Les mesures comprennent un renforcement des restrictions sur le commerce avec la Russie dans le domaine de l'acier et des produits technologiques, ainsi qu'un plafonnement des prix du pétrole pour les livraisons maritimes de brut russe à des pays tiers couvertes par les compagnies d'assurance européennes, afin d'aligner le bloc communautaire sur une mesure similaire prise par les États-Unis.

En outre, les sanctions viseront un plus grand nombre d'acteurs au sein du ministère russe de la Défense, les personnes impliquées dans les référendums d'annexion organisés par Moscou dans l'est de l'Ukraine occupée, ainsi que les individus qui participent au contournement des sanctions.

"Je me félicite de l'accord conclu aujourd'hui par les États membres sur ce huitième train de sanctions", a déclaré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

"Nous n'accepterons jamais les référendums fictifs de Poutine ni aucune forme d'annexion en Ukraine. Nous sommes déterminés à continuer de faire payer le Kremlin."

L'accord, plus modeste que celui initialement proposé, doit être officialisé jeudi à 08h00 GMT si aucun pays de l'UE ne soulève d'objection de dernière minute. Les sanctions devront être approuvées à l'unanimité par les 27 membres de l'Union, dont les dirigeants se réunissent à Prague jeudi et vendredi.

Certains États dont la Pologne et les pays baltes, avaient demandé une interdiction totale de la coopération dans le domaine de l'énergie nucléaire et des importations de diamants en provenance de Russie, ainsi que la mise sur liste noire du chef de l'Église orthodoxe russe, le patriarche Kirill, proche allié du Kremlin.

"Les sanctions auraient pu être beaucoup plus fortes", a regretté l'ambassadeur polonais auprès de l'UE, Andrzej Sados. "Mais étant donné que nous avons besoin de l'unanimité (...), il est important que nous ayons cette réponse forte aux dernières mesures agressives de la Russie."

(Reportage Philip Blenkinsop, version française Laetitia Volga et Augustin Turpin, édité par Kate Entringer et Jean-Stéphane Brosse)

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