Quelles perspectives pour les marchés boursiers développés ?

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Pour l'heure, la balance penche pour les marchés américains, plus sécurisants pour les investisseurs, mais les places boursières européennes pourraient surprendre favorablement.

« Nous sommes dans un environnement peu porteur en termes de croissance économique,
mieux vaut donc être prudent », affirme David Ganozzi, directeur général de la société
de gestion Fidelity France. « Un particulier qui revient progressivement sur les marchés boursiers doit investir dans une optique de moyen et long termes et choisir une allocation d'actifs qui tienne compte de la nouvelle donne économique. Il est difficile de croire que la zone euro évitera la récession au cours des deux ou trois prochains trimestres », analyse Rachid Medjaoui, directeur adjoint de la gestion à La Banque Postale AM. La plupart des
Bourses européennes ont d'ailleurs déjà incorporé ce scénario de crise dans leurs cours.
Pour preuve, l'indice européen affiche - 12,4 % depuis le début de l'année, et celui de la zone euro - 16,3 %. « Les valeurs européennes intègrent un risque politique important, c'est pourquoi elles sont fortement décotées par rapport à celles du marché américain, qui a progressé de 4,2 % depuis le début de l'année », explique Éric Bleines, coresponsable actions chez CCR AM. Car les États-Unis bénéficient de l'aversion pour le risque des investisseurs, qui se reportent sur des valeurs américaines. « Tant que le problème de la crise de l'euro ne sera pas résolu, les marchés financiers européens vont continuer à afficher des résultats chaotiques », précise Rachid Medjaoui. Ne détenir que des actions européennes dans son portefeuille est donc aujourd'hui une stratégie trop spéculative. « Les marchés boursiers y sont sous pression, et la situation peut s'envenimer en cas de crise financière majeure dans la zone euro », confie Franck Nicolas, directeur de l'allocation globale de Natixis AM. Mais si le problème de la dette publique grecque ne contamine pas l'Italie, et que la confiance revient, ces marchés profiteront d'un fort rebond. Aux États-Unis, la croissance économique devrait tourner autour de 1,8 % en 2012, et même si le problème de dette publique n'a pas disparu, la Federal Reserve dispose de plus de latitude que la BCE pour soutenir une croissance apathique. C'est pourquoi le marché américain offre actuellement un meilleur potentiel aux investisseurs à court et moyen termes. D'autant que le dollar devrait conserver une parité stable face à l'euro.

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