La LGV Toulouse-Bordeaux mise en service en 2029 ?

Pierrick Merlet

Pierrick Merlet
Toulouse sera-t-elle à trois heures de Paris au cours de l'année 2029 ? Après la promulgation de la loi LOM le 24 décembre dernier, c'est possible selon Jean-Louis Chauzy, le président du Ceser Occitanie et d'Eurosud Team, qui milite pour la réalisation des LGV Toulouse-Bordeaux et Montpellier-Perpignan. Pour rappel, à son article 4, la loi LOM permet au gouvernement de créer par ordonnance une société de financement dédiée à un projet d'infrastructures d'un montant supérieur à un milliard d'euros, et ce dans un délai de 24 mois. Soit un modèle similaire à celui du Grand Paris Express d'un montant de 35 milliards d'euros.
Pour parvenir à respecter ce délai, les quatre collectivités locales concernées (les Régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie, ainsi que les Métropoles de Bordeaux et Toulouse) doivent avancer groupées. C'est en tout cas la demande du dirigeant toulousain qui appelle à la solidarité des collectivités aquitaines, après que les collectivités d'Occitanie ont financé à hauteur de 308 millions d'euros la liaison LGV Bordeaux-Tours avec la promesse d'obtenir par la suite la LGV jusqu'à Toulouse.
Le Conseil régional de Nouvelle Aquitaine a effectivement approuvé, en assemblée plénière fin novembre 2019, sa contribution pour l'acquisition du foncier et pour le financement de certaines études approfondies à hauteur de 32 millions d'euros. Car, pour créer cette liaison Toulouse-Bordeaux en LGV, un aménagement au sud de Bordeaux est nécessaire.
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Mais dans son ensemble, la LGV Toulouse-Bordeaux est estimée à sept milliards d'euros, "voire 7,5 milliards" pour Jean-Louis Chauzy. Si les collectivités concernées vont contribuer à la facture, 50 à 60 % du financement sera apporté par des taxes nouvelles aux entreprises (taxe sur les bureaux par exemple) afin de rembourser l'emprunt qui va être contracté sur 50 ans environ. L'État promet également d'apporter sa contribution, comme l'a assuré le ministre de l'Action et des Comptes Publics, Gérald Darmanin, lors d'une récente visite à Toulouse. Mais à hauteur de quel montant ?
L'organisme est reparti de Bruxelles avec le même engagement pour la LGV Montpellier-Perpignan, qui elle, est estimée à 5,5 milliards d'euros.
Pierrick Merlet