« La nouvelle configuration de l’immobilier tertiaire va s’accélérer dans les prochains mois » (Nicolas Treich, BNP Paribas Real Estate)
Laurence Bottero
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Avec 120.000 m2 loués ou vendus, soit 3% par rapport à 2021 avec une forte hausse du nombre de transactions, de l'ordre de 304 transactions depuis le début de l'année contre 220 l'année dernière, l'immobilier tertiaire va bien sur le territoire d'Aix-Marseille. Et c'est Nicolas Treich, directeur en charge des transactions BNP Paribas Real Estate à Marseille, chiffre à l'appui donc, qui le dit.
Un dynamisme et une hausse des transactions qui s'expliquent par l'adaptation des entreprises au nouvel environnement de travail. « La plupart ont acté leurs accords de télétravail et adaptent leurs implantations, leurs bureaux, à cette nouvelle donne ».
Une adaptation qui signifie par forcément une diminution des espaces occupés mais une redistribution des espaces, intégrant notamment les services, aujourd'hui totalement intégrés dans l'offre. « Tout cela est au profit d'espaces serviciels qui vont apporter du bien-être aux collaborateurs, que ce soit de la conciergerie, des espaces de restauration, des espaces sportifs. Une nouvelle configuration des immeubles est apparue et va s'accélérer dans les prochains mois ».
Ces grands immeubles dotés d'une forte présence servicielle, déjà bien développés en région parisienne, pourraient-ils se retrouver sur le territoire métropolitain. Oui, répond Nicolas Treich, « on commence à voir cela arriver ». Ce qui révèle, « l'attractivité de Marseille », même si ce n'est pas un mouvement de masse.
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Quel est donc le profil type de l'utilisateur de l'immobilier tertiaire ? « Soit des petites entreprises liées aux nouvelles technologies, notamment à Aix-en-Provence - qui est très dynamique de ce point de vue - soit des directions régionales de grands groupes, qui viennent retravailler leur immobilier, se reconnecter, modifier leur outil de travail pour s'adapter aux nouveaux enjeux. Soit encore des entreprises de taille intermédiaire, locales, qui elles aussi adaptent leurs besoins ».
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