Projets alimentaires territoriaux : Mouans-Sartoux, la pionnière exemplaire 1/2

Gaëlle Cloarec
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Légumes maraîchers
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C'est une petite commune, située dans le moyen-pays grassois, coincée entre la cité des Festivals et celle des Parfums. Une superficie de 13 kilomètres carrés, 10.200 habitants au compteur, Mouans-Sartoux n'est a priori qu'une ville azuréenne parmi d'autres, avec son château du XVe siècle, sa foire aux santons et son Festival du Livre. A priori seulement. Car comme monsieur Jourdain en son temps, la collectivité maralpine a construit, à partir de 1998, son projet alimentaire territorial (PAT) sans le savoir. Cette avance fait d'elle une pionnière, exemplaire qui plus est pour tous ceux qui s'intéressent à la souveraineté alimentaire, à la relocalisation de l'agriculture, aux circuits courts et locaux, à la restauration collective, aux produits bio. En résumé, l'alpha et l'oméga de ces PAT dont l'objectif est de structurer des filières locales pour accélérer la transition agricole et alimentaire.
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Retour à Mouans-Sartoux. Tout commence en 1998 donc, avec la crise de la vache folle. Plus de bœuf dans les cantines et "première prise de conscience de la problématique santé environnementale liée à l'alimentation", se souvient Gilles Pérole, adjoint au maire chargé de l'enfance, l'éducation et l'alimentation. La seconde interviendra au mitan des années 2000, à la faveur du plan nutrition santé qui pousse les collectivités à revoir l'équilibre nutritionnel des menus. Et à dresser ce constat : "Plus on servait de légumes, fruits et céréales aux enfants, plus on leur donnait de pesticides". La commune décide alors de s'orienter vers une cantine 100% bio à base de produits bruts, locaux et cuisinés maison. Un objectif atteint en 2012. Sans surcoût. Voire même une économie de 6 centimes par repas, grâce à une diminution drastique - à hauteur de 80% - du gaspillage alimentaire. Grâce aussi à la création d'une régie municipale agricole. Celle-ci salarie 3 agriculteurs qui produisent 25 tonnes de légumes bio par an, alimentant les 1.300 repas quotidiens réalisés au sein des trois groupes scolaires.
Gaëlle Cloarec