La stratégie des Geiq pour aller vers des publics de plus en plus éloignés de l'emploi
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
... sonnes sans emploi sont accompagnées chaque année.
Années 1990. En France, le chômage grimpe en flèche. De 7,6 % des actifs concernés en 1990, il passe à 10,2 % en 1994. L'activité a ralenti à l'échelle mondiale. Les carnets de commande des entreprises peinent à se remplir. Pourtant, des besoins de main d'œuvre demeurent.
C'est alors que des entreprises décident de se fédérer en constituant ce qu'elles décident d'appeler des Groupements d'employeurs pour l'insertion et la qualification (Geiq). Ces groupements, portés par des entreprises d'un même secteur d'activité, prennent en fait la forme d'associations dont les membres sont à 100% des entreprises.
Leur mission : mettre en lien des structures ayant des besoins de recrutement avec des candidats éloignés de l'emploi qu'elles n'auraient pas rencontrés par les circuits classiques : jeunes sans qualification, réfugiés, bénéficiaires de minimas sociaux... «
C'est une solution en ressources humaines gérée et pilotée par des entreprises pour recruter et former du personnel
», résume Océane Lantez, déléguée régionale des Geiq en Provence Alpes Côte d'Azur.
À lire également
Trente ans plus tard, les Gieq sont toujours présents. En Provence-Alpes-Côte d'Azur, ils sont au nombre de 18, couvrant autant de secteurs en tension :
aide à domicile, agriculture, BTP, hôtellerie restauration, logistique, paysage, propreté, industrie, métiers de la mer. «
Et nous prévoyons d'en ouvrir d'autres dans les prochains mois. Dans la carrosserie, peut-être dans la sécurité pour faire face aux besoins au moment des Jeux Olympiques de 2024. Nous avons également un projet assez avancé de Geiq formation qui viserait des publics un peu différents de ceux auxquels nous nous adressons habituellement. Il s'agirait de personnes en reconversion professionnelle contrainte, des seniors par exemple, qui pourraient trouver de l'emploi dans la formation. Des personnes qui ont une expérience, des savoir-faire, mais à qui il faudrait transmettre des compétences en matière de pédagogie
». 399 entreprises sont membres des Geiq qui emploient 34 salariés permanents au total, auxquels s'en ajoutent 3 au sein du comité régional.
Maëva Gardet-Pizzo