A Marseille, l'école de production NRSud forme les jeunes aux métiers des énergies renouvelables
Maëva Gardet-Pizzo
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33% d'énergie renouvelable dans son mix énergétique d'ici 2030, contre 20% actuellement. Voilà l'objectif que se donne la France pour opérer la décarbonatation de son économie. Et le photovoltaïque occupera nécessairement une place importante. Sauf que pour produire de l'énergie solaire, les bonnes volontés ne suffisent pas. «
Les industriels ont envie d'installer des panneaux solaires, de construire des centrales. Mais elles ne trouvent pas de personnels qualifiés car il n'existe pas de formation dédiée en France. Alors elles recourent à l'interim, à la main d'œuvre étrangère
», explique Clémentine Lacroix, directrice de l'école de production NRSud. Une école ouverte en 2022 à Marseille, précisément pour faire face à ces carences.
À l'origine, un consortium d'entreprises conduit par Tenergie, producteur d'énergie renouvelable implanté à Fuveau, dans les Bouches-du-Rhône. Parmi elles : TotalEnergies, Dualsun, Engie, SysENR
ainsi que BAO Formation. Leur objectif : monter une école du solaire qui permettrait à la fois de répondre aux besoins de main d'œuvre dans la filière tout en offrant des débouchés professionnels à de jeunes Marseillais. Le format de l'école de production leur apparaît alors pertinent.
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Imaginé à la fin du XIXè siècle par l'abbé-ouvrier Boissard à Vaulx-en-Velin, ce modèle d'école propose à des jeunes de reprendre le chemin de l'insertion en les formant par la pratique à des métiers en tension. Le modèle essaime doucement, de sorte que la France compte aujourd'hui 67 écoles de ce type.
La Fédération nationale des écoles de production (FNEP)
qui les représente
espère atteindre l
e chiffre de 100 écoles
d'ici 2027.
Maëva Gardet-Pizzo