« L'A69 ne passera pas ! L'A69 ne passera pas ! L'A69 ne passera pas ». Dimanche soir, dans le QG électoral du Nouveau Front Populaire à Toulouse, des champs anti-autoroute Toulouse-Castres ont surgi du public à l'annonce des résultats du second tour des élections législatives. Le fait que le Nouveau Front Populaire arrive comme premier bloc politique dans la nouvelle Assemblée nationale peut-il remettre en cause ce projet ? C'est en tout cas la volonté de la première force politique de la nouvelle législature. « Nous mettrons en place un moratoire sur les grands travaux inutiles », a notamment déclaré Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France Insoumise quelques minutes après la publication des résultats il y a deux jours.
Lors d'un débat sur la chaîne France 3 au mois de juin, le candidat NFP Julien Lassalle dans la troisième circonscription du Tarn, concernée par le chantier de l'autoroute Toulouse-Castres, avait souligné que le projet d'A69 ferait l'objet d'un moratoire en cas de victoire de la gauche aux élections législatives anticipées.
L'idée d'un moratoire sur les projets routiers et autoroutiers en France n'est pas nouvelle. Alors ministre des Transports, Clément Beaune, membre de l'aile gauche de la macronie, avait clairement annoncé cette intention dans une volonté de tout remettre à plat face aux enjeux climatiques... sauf pour l'autoroute A69 Toulouse - Castres, le chantier ayant débuté.