Culture : À Marseille, dix ans après, l’effet capitale européenne persiste
Colombe Laferté
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900 événements, 11 millions de visiteurs, 375 millions de retombées économiques. Marseille Provence 2013, Capitale Européenne de la Culture, aura été, pour la Cité phocéenne, un tournant décisif, tant culturel qu'économique : le début du renouveau de Marseille. MP13 est devenu un pilier incontestable de l'attractivité du territoire, le « début d'une réflexion : avec qui ? Pour qui ? Comment ? », analyse Dominique Bluzet, directeur des Théâtres de Provence et vice-président à la chambre de commerce et d'industrie en 2013. MP13 permis la création de lieux emblématiques comme le Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MUCEM) et la Villa Méditerranée ou la rénovation de bâtiments tels le musée Regards de Provence, la Friche Belle de Mai, les musées d'histoire, des arts décoratifs et des Beaux-Arts. « Marseille Provence 2013 a redéfini un littoral urbain culturel, une partie de la ville qui était abandonnée jusqu'alors », constate Adeline Dumon, directrice des musées regards de Provence.
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Pour la première fois, acteurs culturels et économiques ont dialogué pour mener, main dans la main, l'événement. « Il y a eu une intelligence collective, on a appris à travailler ensemble, c'était miraculeux », se remémore Macha Makeïeff, directrice du théâtre de La Criée de 2011 à 2022, qui reconnaît que l'impulsion de MP13 a été « un élan pour la maison » qui lui avait été confiée. Son successeur, Romain Renucci, découvre à son arrivée « un véritable maillage ».
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