Fourcade tient la corde pour la présidence du Cojop

Laurence Bottero
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Accordée à la France, l'organisation des épreuves olympiques dans les Alpes du Sud a quelque peu souffert des aléas politiques qui ont secoué l'Hexagone ces derniers mois. Entre une dissolution de l'Assemblée nationale inattendue, un gouvernement Barnier censuré, ce sont autant de freins mis - sans le vouloir - au travers de la route des Jeux Olympiques d'hiver. Or le calendrier qui mène à 2030 est, somme toute, serré.
Très attendue, la nomination du président du comité d'organisation des jeux olympiques et paralympiques, le Cojop, cristallise énormément l'attention. L'implication de Tony Estanguet lors des JO Paris 2024 a mis le focus sur ce rôle de chef d'orchestre et d'ambassadeur, le rendant davantage visible auprès du grand public. D'un point de vue plus organisationnel, savoir qui en prend les rênes est tout aussi essentiel.
Après moult rumeurs - qui ont vu le nom de l'ancien Premier ministre, Michel Barnier être cité aux côtés de Tony Estanguet ou de Nathalie Péchalat - il semblerait que ce soit Martin Fourcade qui tienne la corde. Six fois champion olympique, le biathètle originaire de Céret, dans les Pyrénées-Orientales devrait être nommé président du Cojop - son siège est prévu à Lyon - et inscrire donc ses pas, d'une certaine façon, dans ceux de Tony Estanguet.
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Reste encore une étape, et pas des moindres, celle de l'audition devant la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATPV) qui doit examiner notamment si les différents engagements de Martin Fourcade par ailleurs sont compatibles avec la présidence du Cojop, l'objectif étant d'éviter les possibles conflits d'intérêt.
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