JO 2030 : le Sud dessine peu à peu les aménagements de son territoire
Colombe Laferté
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Le compte à rebours est bel et bien lancé. Les Jeux olympiques et paralympiques d'hiver qui se dérouleront en 2030 dans les Alpes françaises sont devenus bien plus concrets alors que le directeur général de la société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo), Damien Robert, fraîchement nommé fin février, a pris ses fonctions lundi 3 mars, à l'occasion du lancement du Parlement des JO2030 à Marseille. L'institution travaillera main dans la main avec la Délégation interministérielle aux jeux Olympiques et Paralympiques (DIJOP) et le comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques (COJOP) avec, à sa tête, Edgar Grospiron.
Les régions Sud et Auvergne Rhône Alpes, divisées en deux zones Nord et Sud des Alpes, se partageront les quatre clusters d'épreuves après avoir fait alliance commune pour décrocher la tenue de la compétition en France. Mais les deux territoires ne jouissent pas des mêmes expériences et héritages : si la zone Nord a déjà accueilli à trois reprises les Jeux olympiques d'hiver, la zone Sud fait ses premiers pas. « C'est en région Sud que le besoin d'infrastructures est le plus important », analyse Renaud Muselier qui légitime ainsi l'installation de la Solideo sur son territoire.
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Pour la technicité de l'événement sportif, l'établissement public d'état (EPA) devra livrer, au COJOP, « une trentaine d'ouvrages en quatre ans et demi », précise Damien Robert. Parmi lesquels la création d'infrastructures comme la future patinoire de Nice qui devrait accueillir entre 8.000 et 10.000 personnes et l'adaptation d'infrastructures comme le centre d'entrainement qui sera installé dans les locaux d'un centre de vacances dans la vallée de l'Ubaye au Sauze. La Solideo livrera les villages olympiques et paralympiques du Fort des Têtes au pôle de Briançon et de Nice et aménagera les six sites de compétition devant accueillir les treize épreuves. Le tout pour un budget annoncé d'un milliard d'euros. « Nous sommes en charge de passer du rêve à la réalité », résume le directeur général de l'instance, chaudement recommandé par son homologue de Paris2024, Nicolas Ferrand.
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