Ce que l’IGP va apporter au melon de Cavaillon
Colombe Laferté
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Il orne les étalages de tous les marchés français dès la mi-mai. Après le citron de Menton, la pomme des Alpes de Haute Durance, la cerise des coteaux du Ventoux et l'abricot des Baronnies, c'est le melon de Cavaillon, si célèbre pour sa chaire sucrée et orangée, qui a été reconnu en indication géographique protégée (IGP) par l'union Européenne en février. « Enfin ! », se réjouissent les producteurs, qui attendaient cette reconnaissance avec impatience.
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Il faut dire que le chemin a été long pour les producteurs locaux. « C'est une véritable démarche collective. Cela fait une dizaine d'années qu'ils établissent un cahier des charges », explique Sabine Picard, chargée de mission aux filières Fruits et Légumes & Agritourisme, Circuits courts et de proximité à la Chambre Régionale d'Agriculture. Pour prétendre à l'appellation protégée, les professionnels, constitués en organisme de défense et de gestion (ODG), ont dû présenter un projet abouti légitimant la protection à l'échelle européenne de leur produit : type variétal, méthode de plantation, d'irrigation et de traitement phytosanitaires, tri, ancrage territorial ancien, caractéristiques organoleptiques et physico-chimiques, comme par exemple, « la mesure du taux de sucre qui doit être supérieur ou égal à 13° Brix (unité qui mesure la fraction massique de saccharose dans un liquide, NDLR) pour la moyenne d'un échantillon et jamais inférieur à 11° Brix pour chaque fruit », explique Léa Gérin, présidente du syndicat des Maîtres melonniers de Cavaillon. Un lourd travail d'homogénéisation des pratiques, mais nécessaire.
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