Bpifrance renforce les financements envers l’industrie et le climat
Gaëlle Cloarec
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2024, ses soubresauts économiques et politiques ont certes continué de perturber la confiance des entrepreneurs cependant, dans le Sud, la « dynamique de croissance » caractérise les besoins en financements exprimés par les entreprises régionales. Un constat que porte Nicolas Magenties, le directeur régional de Bpifrance. En un an, 6.432 entreprises ont été accompagnées à hauteur de 2 milliards d'euros, permettant de mobiliser 5,6 milliards d'euros de financements publics et privés. Le secteur industriel, très capitalistique, a été particulièrement bien doté, captant 23% des montants, suivi par le service, 20%, le commerce, 18%, et l'hôtellerie-restauration, 12%. Une répartition à l'image du tissu économique sectoriel de la région où les sujets de la réindustrialisation, de la décarbonation et de la création d'entreprise ont dominé 2024. Et domineront 2025.
« Nos axes stratégiques 2024 seront les mêmes en 2025 », confirme Nicolas Magenties. A commencer par l'accompagnement de l'industrie, « sous toutes ses formes, de la plus classique à la plus innovante », insiste le directeur. En 2024, le soutien aux projets industriels stratégiques a ainsi atteint 210 millions d'euros au bénéfice de 463 entreprises afin de répondre aux enjeux de transformation et de croissance du secteur. A l'image du Groupe Marbour, entreprise familiale originaire de Marseille spécialiste du riz sec, qui a repris une usine de fabrication de poches de riz micro-ondables en Ille-et-Vilaine, une opération soutenue à hauteur « de plusieurs millions d'euros par bpifrance et ses partenaires bancaires », indique le directeur. Ou encore la jeune pousse Eyco, spécialisée dans la micro-électronique, fondée en 2020 par Eric Eymard avec la volonté de rapatrier ce savoir-faire historique à Trets, dans les Bouches-du-Rhône, au travers d'une usine 5.0, inaugurée l'an passé, alliant technologie et écologie.
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L'écologie, qui demeure une priorité pour le territoire. 17 millions d'euros de crédits ont ainsi été octroyés aux entreprises investissant dans la transition énergétique et environnementale, hors financement des énergies renouvelables qui ont mobilisé, elles, une centaine de millions d'euros. Mais avant l'investissement, il y a le mesure des besoins, un volet que la banque publique organise aussi. 179 diagnostics climats ont été réalisés sur les sujets du carbone, des écoflux, de l'écoconception et, pour une dizaine de bénéficiaires, de la performance immobilière. C'est deux fois plus qu'en 2023, preuve que sur ce sujet, le besoin est prégnant. Et constant. « Nous ne notons pas à fin avril 2025 un ralentissement des demandes d'accompagnement et de financement de la transition écologique et énergétique, au contraire ! constate Nicolas Magenties. Cela nous oblige à discuter davantage avec l'Ademe et nos bailleurs pour définir comment faire plus. »
Gaëlle Cloarec