Marseille-Fos en croissance, à contre-courant des tensions commerciales
Colombe Laferté avec Laurence Bottero
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Photo d'illustration
Camille Moirenc
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Après une année 2024 compliquée, marquée par les grèves portuaires et les conflits en Mer Rouge, le grand port maritime de Marseille Fos retrouve "une dynamique plutôt forte", s'enthousiasme Christophe Castaner. Et si l'inquiétude sur la capacité à déclencher les crédits relatifs à l'investissement, à la fois historique et nécessaire, de cent millions d'euros régnait en début d'année, l'horizon semble, désormais, dégagé : "80% de ces crédits ont été engagés", rassure le président du Conseil de surveillance.
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Cette dynamique se reflète dans les bons résultats du premier semestre 2025, sur toutes les activités. En forte augmentation, le trafic de vracs solides (+23%) porté notamment par la sidérurgie (+41%) qui s'adosse aux importations de minerai d'ArcelorMittal mais également le trafic de véhicules (+18%) qui se divise entre les constructeurs asiatiques et français. Le trafic de conteneurs affiche un bon score (+1%) grâce aux lignes vers l'Inde et la Chine et malgré la perte d'une ligne sur l'Amérique du Nord occasionnant la baisse du marché américain, même si "il est encore trop tôt" pour y voir un parallélisme avec la politique du président Trump selon Hervé Martel, président du directoire. Autres bons bilans, les trafics de remorques et de vracs liquides sont également en croissance à respectivement +8% et +9%, avec un bond de 55% du gaz naturel liquéfié. Côté trafic passagers, les chiffres progressent également, de l'ordre de 5% pour les croisières qui desservent 286 escales dont 86 sont réalisées par des navires au GNL et pour les lignes régulières qui montent en puissance, notamment vers le Maroc depuis la mise en service d'une nouvelle ligne de La Méridionale. En somme, "aucune grosse difficulté sur les différentes filières" et des situations "davantage conjoncturelles que structurelles", résume Hervé Martel.
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