Autonomie finalisée ou enterrée : la Corse va être rapidement fixée
Jean-Marc Rafaelli
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Ce mardi 1er octobre, la Corse sera suspendue aux lèvres de Michel Barnier. Elle ne compte ni grandes fortunes ni géants de l'industrie pour s'inquiéter des hausses d'impôt ciblées qui déverseront quelques pelletées dans la fosse béante du déficit budgétaire.
Non, elle veut savoir si le Premier ministre, à la faveur de sa déclaration de politique générale, aura quelques mots sur le processus d'autonomie qui a été dissou en même temps que le Parlement le 9 juin dernier. Quatre mois plus tôt, jour pour jour, le processus dit de Beauvau, piloté par Gérald Darmanin, avait débouché sur un projet d'écriture constitutionnelle qui grave dans le marbre la reconnaissance d'un statut d'autonomie au sein de la République et le principe d'un pouvoir de nature législative soumis au contrôle du Conseil constitutionnel. Puis était prévue en débat une loi organique destinée à préciser le périmètre des compétences et les modalités d'exercice de ce pouvoir législatif.
Michel Barnier est un familier de la Corse, il y vient régulièrement. Pour autant, va-t-il prendre la route d'une évolution institutionnelle ? Peut-être, après tout, si Emmanuel Macron, qui a donné le coup d'envoi des négociations avec la Corse, l'invite à y réfléchir sérieusement...
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De son côté, Gilles Simeoni n'a pas perdu de temps. Le président du Conseil exécutif de Corse a adressé une missive à Michel Barnier, avant même que celui-ci ne promène son tout premier regard circulaire sur son bureau à Matignon. L'objectif : l'enjoindre à finaliser le processus avec le Parlement et, à titre accessoire - un mot-litote car il s'agit d'une requête essentielle - à abonder de 50 millions d'euros l'enveloppe de Continuité territoriale pour bétonner le financement des délégations de service public relatives aux transports aérien et maritime.
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