La startup héraultaise Boost veut bousculer le secteur logistique du e-commerce en proposant un modèle éthique, responsable et respectueux des personnes. Un peu plus de deux ans après son lancement, elle va boucler son 2e exercice sur un chiffre d’affaires de 1,2 million d’euros. Cherchant une solution pour recourir au mode d’acheminement ferroviaire, elle va démarrer une expérimentation avec la startup marseillaise Wepost.Un pari un peu fou ? Dans un contexte d'activité croissance du e-commerce, une startup tente, depuis un peu plus de deux ans, de challenger les mastodontes logistiques, comme Amazon : depuis Frontignan et Sète (Hérault), la startup Boost veut révolutionner ce segment d'activité en proposant un modèle éthique, responsable et respectueux des personnes. Une ambition de réduire les externalités négatives sociales et environnementales de la logistique du e-commerce, qui se traduit dans le choix des modes de transport, les conditions de travail des salariés en entrepôts et le "zéro plastique" pour les emballages.
Son activité a démarré en mars 2021. Les clients livrent leurs marchandises à l'entrepôt sétois, Boost la met en rayon et expédie les commandes qu'elle reçoit en temps réel.
«Nous avons commencé à avoir de plus gros clients et nos clients ont aussi grossi et nous confient des contrats plus importants,commente aujourd'hui Anthony Lecossois, le fondateur de Boost. Nous en comptons une trentaine, ce qui est relativement stable mais génère un chiffre d'affaires plus important. Ils sont basés majoritairement en région parisienne mais certains sont aussi à l'étranger. »
Parmi eux le site de bagagerie « écoresponsable » Hindbag (basé en Inde), la marque de puzzle française La Dernière Pièce, la marque montpelliéraine de jeans Nagev (en coton bio), Jane-store.com (boissons à base de CDB) ou le site de chaussures pour enfants Poco Nido (basée à Sheffield, en Angleterre).
« Le fret ferroviaire n'est pas adapté au e-commerce »
Après un premier exercice complet à 600.000 euros, la jeune startup annonce qu'elle bouclera le deuxième sur 1,2 millions d'euros de chiffre d'affaires. Si Anthony Lecossois concède « un décalage d'un an sur nos prévisionnels », il est confiant sur l'année en cours : « Nous avons enregistré trois fois plus de commandes que l'an dernier, soit 60.000 depuis le début d'année, et on sera à 100.000 avec les fêtes des fin d'année. Il y a une vraie demande des consommateurs qui se traduit par des décisions d'achats auprès de marques qui se préoccupent des modes d'acheminement. Nous sommes excédentaires depuis la première année. Avoir un SAV de qualité prend beaucoup de ressources mais nous avons décidé de le maintenir. Je veux que Boost soit le département logistique de ses clients, pas juste un prestataire ».